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    Caucase: Kaczynski fustige Sarkozy à mots couverts pour ses "concessions" face à la Russie

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    Le président polonais Lech Kaczynski a fustigé à mots couverts le président français Nicolas Sarkozy, l'accusant de réaliser des "concessions permanentes à la Russie".

    VARSOVIE, 26 novembre - RIA Novosti. Le président polonais Lech Kaczynski a fustigé à mots couverts le président français Nicolas Sarkozy, l'accusant de réaliser des "concessions permanentes à la Russie".

    "J'ai mis dans une situation embarrassante les hommes politiques européens qui font des concessions incessantes dans leurs relations avec Moscou", a-t-il ironisé, commentant l'incident survenu à Akhalgori (frontière entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud), quand le cortège des présidents géorgien Mikhaïl Saakachvili et polonais a essuyé des tirs, selon les affirmations de Tbilissi.

    Répondant à la question d'un journaliste cherchant à confirmer que Nicolas Sarkozy était visé par ces propos, le leader polonais a répondu: "C'est vous qui le dites. Je pense à qui je pense. Mais nous savons bien de qui il s'agit".

    M. Kaczynski a également souligné que son déplacement à Akhalgori avait "prouvé à la communauté internationale que la Russie ne respectait pas les engagements pris dans le cadre du plan Medvedev-Sarkozy (...). Toute autre affirmation découle d'une philosophie particulière: premièrement, plier devant la Russie, deuxièmement, plier devant la Russie, et troisièmement plier devant la Russie. Et le quatrième point, quel est-il déjà? Encore plier devant la Russie, évidemment!"

    Le numéro un polonais a de nouveau confirmé que les tirs venaient du côté russe: "C'était clair et c'est désormais confirmé. C'est un point de passage soi-disant "sud-ossète", mais il s'agit en réalité de territoires sous contrôle des Russes depuis le 7 août. Ne demandez pas s'il s'agissait de Russes ou de Sud-Ossètes. Peu importe, c'était bien des membres des forces armées russes".

    A la question visant à expliquer la présence de journalistes géorgiens dans la zone de l'incident, l'itinéraire du cortège n'ayant pas été dévoilé par avance, M. Kaczynski est resté sans réponse.

    Pour sa part, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié de "provocation pure et simple" l'information selon laquelle des tirs se seraient produits à proximité immédiate du cortège dans lequel se trouvaient les présidents polonais et géorgien. Selon M. Lavrov, ce n'est pas le premier incident de ce genre: Tbilissi organise régulièrement de telles provocations afin d'accuser par la suite la Russie ou l'Ossétie du Sud.

    Le président polonais se trouvait lors de l'incident en Géorgie pour participer aux festivités consacrées au 5e anniversaire de la "révolution des roses" en Géorgie.

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