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    Russie-Iran: une coopération militaire qui ne cesse de s'élargir (Gazeta.ru)

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    MOSCOU, 19 décembre - RIA Novosti. Moscou a commencé à remplir un contrat sur la livraison à Téhéran de systèmes de missiles S-300, lit-on vendredi dans le quotidien Gazeta.ru.

    En outre, la Russie a achevé l'envoi en Iran de systèmes de DCA moins puissants Tor-M1. Faisant référence à des sources anonymes, des agences d'information ont annoncé que les deux pays menaient également des négociations sur l'acquisition de ces systèmes de missiles de moyenne portée. Les experts indiquent que cela se soldera par une détérioration des relations avec les Etats-Unis.

    Moscou semble être arrivé à la conclusion qu'un Iran bien armé n'était plus dangereux. De plus, le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique, Alexandre Fomine, affirme que "la coopération militaire et technique avec Téhéran aura une influence positive sur la stabilité dans la région".

    Les analystes restent cependant sceptiques, malgré les informations des médias, sur la livraison des S-300. "Il pourrait s'agir d'un jeu diplomatique, aussi bien que de la manifestation d'intérêts administratifs", note Vitali Tsymbal, expert militaire de l'Institut d'économie de la période de transition.

    Vladimir Evseev, de l'Institut d'économie mondiale et des relations internationales de l'Académie des sciences de Russie, cite plusieurs arguments faisant contrepoids aux affirmations sur la vente des S-300. "La livraison de systèmes de DCA si puissants en Iran entrainerait des conséquences négatives pour les relations russo-américaines, équivalentes à celles de l'intégration de la Géorgie au Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN", souligne-t-il, indiquant qu'un dégel dans les rapports entre Moscou et Washington est actuellement tout à fait probable.

    M. Evseev affirme qu'une telle démarche "ne limitera pas la possibilité d'une frappe d'Israël sur les sites nucléaires iraniens, mais fera au contraire l'inverse". "Tel-Aviv, qui a envie de garder son avantage par rapport à l'Iran et agit dans le cadre de la doctrine de frappe préventive, sera tenté de détruire ces S-300 livrés avant même qu'ils ne soient déployés", affirme-t-il.

    De plus, "la Russie ne possède pas de réserves de S-300, dont la production a déjà été arrêtée", estime M. Evseev. Un remplacement des systèmes de DCA actuels par les nouveaux S-400 afin de libérer des S-300 pour l'Iran, "reste peu probable, car ces derniers temps, l'Etat a acheté très peu de systèmes de missiles de nouvelle génération".

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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