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    Essai nucléaire nord-coréen: préoccupation de la CTBTO

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    Le secrétaire exécutif de l'Organisation du Traité d'interdiction totale des essaies nucléaires (CTBTO) Tibor Toth s'est déclaré préoccupé par l'essai nucléaire souterrain réalisé lundi par la Corée du Nord.

    VIENNE, 25 mai - RIA Novosti. Le secrétaire exécutif de l'Organisation du Traité d'interdiction totale des essaies nucléaires (CTBTO) Tibor Toth s'est déclaré préoccupé par l'essai nucléaire souterrain réalisé lundi par la Corée du Nord.

    "L'essai nucléaire effectué aujourd'hui par la Corée du Nord menace la paix et la sécurité internationale, ainsi que le régime de non-prolifération et de désarmement", lit-on notamment dans une déclaration de M.Toth dont RIA Novosti a obtenu copie.

    "Cela constitue une grave violation des normes établies par le Traité d'interdiction totale des essaies nucléaires (CTBT) et mérite une condamnation universelle", a-t-il ajouté.

    "L'événement d'aujourd'hui réaffirme la nécessité d'une entrée en vigueur du CTBT dans les plus brefs délais et le besoin absolu d'en finir à jamais avec toutes les explosions nucléaires", a poursuivi M.Toth.

    Ouvert à la signature en 1996, le Traité d'interdiction totale des essais nucléaires a déjà été ratifié par 148 pays. Il entrera en vigueur après sa ratification par les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Pakistan, Israël, l'Iran, l'Egypte, l'Indonésie et la Corée du Nord. Le 5 avril dernier, le président américain Barack Obama a annoncé son intention de soumettre le CTBT à la ratification au Sénat. La ratification du CTBT avait été torpillée par le Congrès US à la fin de la présidence du démocrate Bill Clinton en 1999 et "gelée" par la suite sous l'administration républicaine de George W. Bush.

    Le secrétaire exécutif de la CTBTO a espéré que "la situation actuelle renforcerait une impulsion politique à l'entrée en vigueur du traité, en accélérant le processus de ratification".

    Pyongyang a effectué lundi un essai nucléaire souterrain. Selon les militaires russes, il s'agit d'une charge de 10 à 20 kt d'équivalent TNT. En outre, selon certaines informations, la Corée du Nord a aussi procédé au tir d'essai d'un missile antiaérien d'une portée d'environ 80 kilomètres.

    Le premier essai avait été réalisé par la Corée du Nord le 9 octobre 2006. En réponse, le Conseil de sécurité avait adopté une résolution imposant des restrictions sur les livraisons de produits et de technologies susceptibles d'être utilisés à des fins nucléaires à la Corée du Nord, notamment pour enrichir de l'uranium. De son côté, Pyongyang avait promis de renoncer aux essais dès qu'elle cesserait de ressentir une menace militaire émanant des Etats-Unis.

    Le 14 avril dernier la Corée du Nord s'est retirée des négociations à six (Etats-Unis, les deux Corées, Chine, Japon et Russie) sur l'abandon de son programme nucléaire en échange d'une aide énergétique, après avoir été condamnée par le Conseil de sécurité de l'ONU pour le lancement d'une fusée soupçonnée d'être en réalité un missile balistique longue portée.

    Par la suite, la Corée du Nord a également annoncé la suspension de sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la réactivation de ses installations nucléaires. Pyongyang affirme que le lancement "pacifique" de sa fusée le 5 avril a permis de placer en orbite un satellite de télécommunications.

    Mais le Conseil de sécurité de l'ONU a estimé que ce tir contrevenait à sa résolution 1718 d'octobre 2006, qui interdit à Pyongyang tout essai nucléaire ou tir de missile.

    Quoi qu'il en soit, la Corée du Nord a promis de procéder à des essais d'armes nucléaires et d'un missile balistique intercontinental "à des fins d'autodéfense".

    En mai, le porte-parole de la diplomatie nord-coréenne a déclaré que le pays développerait ses propres forces de dissuasion nucléaire si les Etats-Unis ne renonçaient pas à leur politique hostile envers Pyongyang. Selon le diplomate, les premiers cent jours de la présidence de Barack Obama ont montré que la politique hostile des USA envers la Corée du Nord restait invariable.

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