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    South Stream/Nord Stream: la France pour la coopération avec la Russie (journal)

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    La France pourrait devenir partenaire de la Russie dans le cadre des projets gaziers South Stream et Nord Stream, a annoncé mardi le journal russe Kommersant.

    MOSCOU, 15 septembre - RIA Novosti. La France pourrait devenir partenaire de la Russie dans le cadre des projets gaziers South Stream et Nord Stream, a annoncé mardi le journal russe Kommersant commentant la rencontre des premiers ministres russe et français, Vladimir Poutine et François Fillon, lundi soir à Moscou.

    Les chefs de gouvernement russe et français se sont penchés sur la participation des sociétés françaises à la construction des gazoducs sous-marins South Stream et Nord Stream qui relieront la Russie à l'Europe respectivement via la mer Noire et la mer Baltique, indique le journal se référant à une source au sein du gouvernement russe.

    La France s'est montrée intéressée par les gazoducs russes après avoir été exclue en 2008 du gazoduc européen Nabucco qui doit relier la mer Caspienne à l'Union européenne à l'horizon de 2012. En février 2008, les actionnaires de Nabucco ont retenu l'électricien allemand RWE comme sixième partenaire du consortium qui réunit désormais l'autrichien OMV, le hongrois Mol, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz et le turc Botas. Le français GDF Suez a déclaré qu'il étudierait d'autres projets dont South Stream. Ensuite GDF Suez a décidé de se joindre à Nord Stream dont la construction commencera en 2010. GDF Suez obtiendra 9% du gazoduc d'ici octobre, d'après Alexandre Medvedev, vice-président du conseil d'administration du russe Gazprom.

    Le gazoduc Nord Stream reliera Vyborg (Russie) à Greifswald (Allemagne) par le fond de la mer Baltique. Le système comprendra deux pipelines. Le premier, d'une longueur d'environ 1.200 km et d'une capacité annuelle de 27,5 milliards de m3 de gaz, doit entrer en service en 2011.

    Toutefois, la France ne renonce pas au projet South Stream. La source du Kommersant affirme que Gazprom mène des négociations avec Électricité de France sur sa participation au projet. Gazprom et EDF se sont abstenus de tout commentaire, mais un responsable haut placé du groupe russe a confirmé cette information. Les négociations ont commencé il y a six mois, selon les sources du Kommersant.

    "Gazprom et EDF signeront bientôt un mémorandum de coopération paraphé la semaine dernière", a déclaré une source au sein du gouvernement russe. Un autre responsable russe affirme que le document sera signé fin septembre, lors d'une visite du PDG de Gazprom Alexeï Miller en France. "Le document prévoit notamment l'acquisition d'au moins 10% de South Stream par EDF en échange de contrats à long terme sur la livraison de gaz aux centrales électriques situées le long du gazoduc", selon lui.

    Pour le moment, l'italien Eni est le seul partenaire de Gazprom pour South Stream. Le groupe italien a refusé de commenter l'éventuelle adhésion d'EDF au projet.

    Un responsable proche des négociations russo-françaises indique qu'EDF a besoin de gaz supplémentaire pour ses centrales italiennes (EDF contrôle 19,36% de la société italienne EDISON) et hongroises (95,57% de Budapesti Eromu Zrt) qui seront desservies par le gazoduc South Stream.

    D'une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, le projet South Stream, promu depuis 2007 par le russe Gazprom et l'italien Eni, reliera la Russie à l'Europe méridionale et centrale sous les mers Noire et Adriatique. Le gazoduc sera mis en service en 2013.

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