Ecoutez Radio Sputnik
    International

    Un diplomate russe et un opposant géorgien discutent des relations bilatérales

    International
    URL courte
    0 10

    Le secrétaire d'Etat et vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine s'est entretenu mardi à Moscou avec l'ex-premier ministre géorgien Zourab Nogaïdeli, leader du Mouvement pour une Géorgie juste (opposition), de l'aggravation des relations russo-géorgiennes et de la sécurité dans le Caucase du Sud.

    MOSCOU, 27 octobre - RIA Novosti. Le secrétaire d'Etat et vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine s'est entretenu mardi à Moscou avec l'ex-premier ministre géorgien Zourab Nogaïdeli, leader du Mouvement pour une Géorgie juste (opposition), de l'aggravation des relations russo-géorgiennes et de la sécurité dans le Caucase du Sud.

    "Avec Zourab Nogaïdeli nous avons évoqué la mauvaise passe actuelle dans les relations entre la Russie et la Géorgie. Il est évident que nous avons également abordé les problèmes de sécurité en Transcaucasie, ainsi que la vision par les hommes politiques géorgiens des voies à emprunter pour sortir de cette situation dramatique. La rencontre a été très utile sur le plan d'information", a déclaré M.Karassine par téléphone à RIA Novosti.

    Le diplomate a tenu à souligner que la situation politique en Géorgie elle-même n'avait pas été abordée.

    Cette rencontre entre un représentant de l'opposition géorgienne qui prône la démission de l'actuel président géorgien Mikhaïl Saakachvili et un diplomate russe constitue une première depuis la guerre d'août 2008 en Ossétie du Sud.

    M.Nogaïdeli a annoncé antérieurement dans une interview à RIA Novosti qu'il devait aussi rencontrer à Moscou des représentants des diasporas abkhaze, ossète et géorgienne.

    La Russie a reconnu le 26 août 2008 l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux républiques autoproclamées en territoire géorgien, dans la foulée d'une offensive lancée par Tbilissi contre Tskhinvali. La Russie a alors opposé une riposte militaire de grande envergure afin de contraindre la Géorgie à la paix. Tbilissi a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et décrété les républiques "territoires occupés".

    Les intérêts russes sur le territoire géorgien sont depuis représentés par une section d'intérêts hébergée par l'ambassade suisse.

    Lire aussi:

    Les chars américains sont toujours en Géorgie: août 2008 n'a pas servi de leçon
    «S'allier avec les USA fut la plus grande erreur de la Géorgie»
    Moscou révèle les «terribles» conséquences d’une possible adhésion de la Géorgie à l’Otan
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik