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    Meurtre de Rafic Hariri: accuser la Syrie était une "erreur" (Saad Hariri)

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    Le premier ministre libanais Saad Hariri a reconnu avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie d'être derrière l'assassinat de son père Rafic Hariri.

    Le premier ministre libanais Saad Hariri a reconnu dans un entretien publié lundi dans le quotidien arabe A-Sharq Al-Awsat avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie d'être derrière l'assassinat de son père Rafic Hariri.

    "A une certaine étape, nous avons commis une erreur", a-t-il déclaré.

    "Nous avons accusé la Syrie d'être derrière l'assassinat du premier ministre ... C'était une accusation politique, et elle n'est plus de mise", a indiqué le fils et successeur politique de l'ex-premier ministre libanais assassiné.

    "Pour ce qui est de l'assassinat du premier ministre, a poursuivi  Saad Hariri, il y a une cour de justice qui fait son travail, et nous devons, de notre côté, réexaminer ce qui s'est passé".

    Selon Saad Hariri, le travail du tribunal ne fait aucun cas des accusations politiques hâtives et ne se soucie que des preuves formelles.

    L'ex-premier ministre libanais Rafic Hariri a été assassiné dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005. En 2007, par une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a été créé qui a été chargé de l'enquête sur cet assassinat.  

    A l'époque, Beyrouth accusait la Syrie d'être à l'origine de ce meurtre, ce que Damas a toujours nié. Néanmoins sous la pression de l'opposition libanaise anti-syrienne et de la communauté internationale, la Syrie a été contrainte de retirer ses troupes du Liban après trois décennies de présence.

    Néanmoins, les relations entre Beyrouth et Damas ont changé l'année dernière quand Saad Hariri a occupé le poste de premier ministre libanais. Depuis, il a effectué cinq visites à Damas lors desquelles il a appelé au resserrement des rapports entre son pays et son unique voisin arabe qu'est la Syrie.

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