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    Echanges de tirs coréens: les réactions internationales (SYNTHESE)

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    Pyongyang bombarde une île sud-coréenne (94)
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    Les forces nord-coréennes ont tiré mardi matin près de 200 obus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, dans la zone démilitarisée en mer Jaune, déclenchant une riposte de Séoul. La communauté internationale a fait part d'une préoccupation unanime.

    Les forces nord-coréennes ont tiré mardi matin près de 200 obus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, dans la zone démilitarisée en mer Jaune, déclenchant une riposte de Séoul. Deux militaires sud-coréens ont été tués, 17 autres militaires et trois civils ont été blessés.

    Les autorités nord-coréennes ont plus tard accusé la Corée du Sud d'avoir ouvert le feu près de la frontière maritime entre les deux pays. La communauté internationale a fait part d'une préoccupation unanime.

    Chine

    Pékin a exprimé son inquiétude avant d'espérer que la situation sur la péninsule coréenne resterait stable. "Nous espérons que les parties intéressées déploieront davantage d'efforts pour préserver la stabilité sur la péninsule", a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise Hong Lei.

    Russie

    La Russie a mis en garde contre une "escalade" de la situation sur la péninsule de Corée. "L'incident mérite d'être condamné et ceux qui ont pris l'initiative du bombardement de l'île sud-coréenne prennent une immense responsabilité", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Le chef de la diplomatie russe a rappelé qu'il s'agissait déjà du troisième incident analogue récent. "Autrefois ce n'étaient que des incidents isolés, alors qu'à présent il y a des morts et des blessés", a-t-il relevé.

    Japon

    Le premier ministre japonais Naoto Kan a chargé le gouvernement de rassembler les informations sur l'incident et de se préparer à "des démarches inattendues"."J'ai donné deux directives au secrétaire général du gouvernement et au ministre de la Défense. La première consiste à faire tout leur possible pour réunir des informations. La seconde est d'effectuer les préparatifs qui s'imposent afin de pouvoir parer à toute éventualité", a-t-il déclaré aux journalistes.

    ONU

    Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont décidé de se réunir d'urgence le 23 ou le 24 novembre, ont rapporté les médias occidentaux citant une source diplomatique française. Selon le diplomate, une telle réunion est déjà en cours d'organisation.

    Nucléaire coréen

    L'échange de tirs s'est produit sur fond de vives inquiétudes internationales face aux allégations de la Corée du Nord qui affirme disposer d'une nouvelle installation d'enrichissement d'uranium. En octobre 2006 et en mai 2009, Pyongyang a effectué des essais nucléaires, qui ont provoqué un regain d'inquiétude au sein de la communauté internationale.

    Relations entre les deux Corées

    Les experts estiment que la politique sud-coréenne de réconciliation et de coopération avec le voisin du Nord s'est soldée par un échec. "L'attaque nord-coréenne contre le Cheonan, navire de guerre sud-coréen, en mars 2010, qui a entraîné la mort des 46 marins, témoigne du fait que la politique étrangère de la Corée du Nord reste inchangée", estime le ministère sud-coréen de la Réunification.

    Le leader actuel sud-coréen, Lee Myung-bak, a mis un terme à la politique de réconciliation avec la Corée du Nord, menée par ses prédécesseurs. Selon lui, cette approche ne pourra reprendre qu'à condition que Pyongyang renonce à l'utilisation de son arsenal nucléaire.

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