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    Poutine s'alarme de la "légèreté" du recours à la force

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    Les bombardements de la Yougoslavie par l'Otan en 1999 et l'opération militaire de la coalition contre le régime libyen sont incomparables, mais la légèreté de la prise de décision sur le recours à la force est préoccupante, a déclaré le premier ministre russe Vladimir Poutine.

    Les bombardements de la Yougoslavie par l'Otan en 1999 et l'opération militaire de la coalition contre le régime libyen sont incomparables, mais la légèreté de la prise de décision sur le recours à la force est préoccupante, a déclaré mercredi le premier ministre russe Vladimir Poutine.

    "Je ne pense pas que nous soyons en droit de comparer la Serbie et la Libye car ce sont des Etats complètement différents", a estimé M.Poutine, quand on lui a demandé quelles leçons avait tirées la communauté internationale des événements de 1999 en Yougoslavie, compte tenu de l'actuelle situation en Afrique du Nord, notamment en Libye.

    "Pourtant, et j'en ai déjà parlé, je suis préoccupé par la légèreté avec laquelle sont adoptées ces derniers temps les décisions de recourir à la force dans les affaires internationales", a souligné le chef du gouvernement russe, en visite à Belgrade.

    Le 17 mars dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté, grâce à l'abstention de la Russie et de la Chine, une résolution autorisant le recours à la force pour protéger la population libyenne des troupes du colonel Mouammar Kadhafi.

    L'opération militaire contre le régime libyen sous le nom de code Aube de l'Odyssée a été lancée samedi 19 mars par une coalition composée des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie, du Canada, de l'Espagne, de la Belgique et du Danemark.

    La Russie a adopté une position équivoque sur ce dossier: le premier ministre Vladimir Poutine a dénoncé lundi une opération rappelant les "croisades", avant d'être rappelé à l'ordre par le président Medvedev qui soutient que la résolution de l'Onu était "appropriée".

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