Ecoutez Radio Sputnik
International

Afghanistan/drogue: Moscou surprise par l'attitude américaine

International
URL courte
La lutte contre la drogue (428)
0800

Moscou est surprise par le refus des Etats-Unis de détruire les plantations de pavot en Afghanistan, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors du forum international "Objectifs du Millénaire pour le développement en Europe orientale et en Asie centrale".

Moscou est surprise par le refus des Etats-Unis de détruire les plantations de pavot en Afghanistan, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors du forum international "Objectifs du Millénaire pour le développement en Europe orientale et en Asie centrale".

"Je voudrais attirer l'attention sur une question qui reste irrésolue depuis plusieurs années: la nécessité de lutter contre la drogue afghane à toutes les étapes de sa fabrication, en commençant par la destruction des plantations. Il nous est difficile de comprendre pourquoi nos partenaires américains ne veulent pas que la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan s'en charge", a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Selon lui, la Russie ne comprend pas pourquoi les Etats-Unis jugent nécessaire d'inclure la destruction des plantations de coca dans sa stratégie de lutte contre la drogue en Colombie et dans d'autres pays d'Amérique latine, mais mettent en doute l'efficacité de cette mesure en Afghanistan.

L'Afghanistan est le premier producteur de drogues au monde, fournissant plus de 80% du volume mondial d'opiacés. Selon le Service russe pour le contrôle des stupéfiants, le pays produit près de 150 milliards de doses d'héroïne et 30 milliards de doses de haschisch par an.

Selon le même Service, la drogue tue en Russie quelque 30.000-40.000 personnes. En outre, la Russie arrive en tête des pays où la consommation d'héroïne est la plus élevée, absorbant 21% de la production mondiale.

Dossier:
La lutte contre la drogue (428)
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via FacebookCommenter via Sputnik