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    L'usage de la force contre l'Iran serait une grave erreur (Moscou)

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    Nucléaire iranien (2014) (1478)
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    L'usage de la force militaire contre l'Iran serait une erreur lourde de conséquences internationales, a déclaré jeudi à la radio Voix de la Russie le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

    L'usage de la force militaire contre l'Iran serait une erreur lourde de conséquences internationales, a déclaré jeudi à la radio Voix de la Russie le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

    "Nous n'admettons même pas l'idée qu'un tel scénario, cauchemardesque, puisse se réaliser", a-t-il affirmé, commentant les déclarations de différents officiels israéliens sur la possibilité de frappes militaires en Iran.

    La semaine dernière, les médias internationaux avaient annoncé que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou aurait tenté de convaincre les principaux ministres de son gouvernement de soutenir une opération armée contre l'Iran. Vendredi 5 novembre, le président israélien Shimon Peres avait à son tour annoncé que "la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran était plus proche qu'une option diplomatique".

    M. Loukachevitch a souligné à cette occasion que seule la voie diplomatique permettrait de résoudre le problème nucléaire iranien, et a souhaité que le plan de Moscou visant à régler progressivement ce problème serait mis en œuvre.

    "Nous espérons que ce plan permettra de trouver une solution pacifique, par étapes, à l'aide de démarches réciproques de la communauté internationale et de l'Iran. Ni l'emploi de la force armée, ni l'isolement international, ne permettront de résoudre le problème de l'Iran", a-t-il indiqué.

    "Cette voie n'offre pas de perspectives", a conclu le diplomate.

    Depuis 2003, les six médiateurs internationaux sur le dossier nucléaire iranien (Russie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Allemagne) s'efforcent - conjointement avec l'AIEA - d'amener l'Iran à suspendre les travaux d'enrichissement d'uranium susceptibles de constituer une menace pour la non-prolifération nucléaire.

    Les négociations ont été interrompues en 2009, suite à la position de l'AIEA qui a condamné l'Iran pour avoir construit à son insu une deuxième usine d'enrichissement d'uranium. L'agence a également invité Téhéran à confirmer qu'il ne projetait pas de construire d'autres sites nucléaires non déclarés.

    La situation autour du programme nucléaire iranien s'est aggravée après que le président Mahmoud Ahmadinejad eut annoncé le 11 février 2010 que Téhéran avait produit un premier lot d'uranium enrichi à 20% et qu'il disposait du potentiel nécessaire pour porter ses stocks d'uranium à un degré d'enrichissement encore plus élevé.

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