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    Embargo pétrolier contre l'Iran: Moscou s'abstiendra

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    Nucléaire iranien (2014) (1478)
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    La Russie ne juge pas nécessaire de participer à un embargo énergétique contre l'Iran, mesure proposée par plusieurs pays occidentaux, a déclaré à Doha le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko.

    La Russie ne juge pas nécessaire de participer à un embargo énergétique contre l'Iran,  mesure proposée par plusieurs pays occidentaux, a déclaré mercredi à Doha le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko.

    "La Russie est un exportateur de pétrole et de gaz important qui ne consomme pas une seule tonne de produits énergétiques iraniens. Nous n'avons pas besoin d'adhérer à l'embargo. Et nous n'avons pas l'intention d'importer du pétrole iranien", a indiqué M.Chmatko.

    Le ministre a appelé à éviter de politiser les questions énergétiques. "Il est évident que la décision concernant l'Iran est politique. Nous adoptons une position neutre sur ces questions", a-t-il ajouté.

    Les chefs de la diplomatie des pays membres de l'UE ont adopté des sanctions supplémentaires contre Téhéran le 1er décembre dernier pour l'empêcher de développer son programme nucléaire controversé. Ils ont notamment ajouté 180 sociétés et responsables à sa liste de sanctions. Toutefois, les pays de l'UE n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'interdiction des importations de pétrole iranien. Selon les médias occidentaux, les pays qui plaident pour cet embargo considèrent que cette mesure priverait Téhéran de sources de financement nécessaires pour développer l'arme nucléaire.

    Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et l'UE avaient déjà durci leurs sanctions contre l'Iran après la récente publication d'un rapport sur le nucléaire iranien par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Selon le rapport, Téhéran a cherché à se doter de l'arme atomique jusqu'en 2003 et pourrait poursuivre toujours ces activités. Le 18 novembre, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a adopté une résolution appelant l'Iran à permettre aux experts de l'AIEA d'inspecter ses sites nucléaires et à intensifier sa coopération avec l'agence.

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