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    Libye: Moscou conteste les propos du secrétaire général de l'Onu

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    Les déclarations du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon sur les actions de l'Otan en Libye tranchent manifestement avec l'avis de nombreux pays membres des Nations unies et du Conseil de sécurité, a annoncé jeudi le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch, lors d'un point de presse à Moscou.

    Les déclarations du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon sur les actions de l'Otan en Libye tranchent manifestement avec l'avis de nombreux pays membres des Nations unies et du Conseil de sécurité, a annoncé jeudi le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch, lors d'un point de presse à Moscou.

    "Les affirmations du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, selon lesquelles les actions de l'Alliance en Libye étaient strictement conformes à la résolution 1973 du Conseil de sécurité, vont à l'encontre des faits et ne correspondent pas à l'opinion de nombreux pays membres de l'Onu et de son Conseil de sécurité", a indiqué M. Loukachevitch.

    Intervenant la semaine dernière devant les journalistes à New York, M. Ban Ki-moon avait déclaré que "l'opération militaire menée par les forces de l'Otan s'était strictement inscrite dans le cadre de la résolution 1973".

    Le secrétaire général des Nations unies "est le principal responsable administratif de l'organisation" et il "doit tenir compte des positions de tous les Etats-membres de l'Onu, surtout lorsqu'il s'agit des questions sensibles de l'agenda international", a souligné le diplomate.

    Pis, a-t-il fait remarquer, Moscou considère comme "cynique" la thèse selon laquelle l'opération libyenne pourrait constituer un modèle pour le règlement des crises à venir.

    M. Loukachevitch a rappelé les violations commises par les pays de l'Otan en Libye, notamment les livraisons d'armes aux rebelles libyens au mépris de l'embargo décrété par le Conseil de sécurité, l'envoi de militaires étrangers dans la zone des opérations et le non-respect des dispositions réglementant la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de ce pays nord-africain.

    Le porte-parole a également souligné que les victimes humaines et les destructions d'ouvrages civils occasionnées par les raids aériens de l'Alliance "avaient été confirmées par de nombreux témoins et par des associations internationales de défense des droits de l'homme".

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