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Génocide arménien: Paris trahit sa mission au sein du Groupe de Minsk (Bakou)

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La reconnaissance et la négation du génocide arménien (68)
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Ayant adopté une loi pénalisant la négation du génocide arménien, la France a perdu son droit moral de rester au sein du Groupe de Minsk de l'OSCE pour le règlement dans le Haut-Karabakh, a estimé Ali Ahmedov, secrétaire exécutif du Parti de Nouvel Azerbaïdjan (YAP), au pouvoir.

Ayant adopté une loi pénalisant la négation du génocide arménien, la France a perdu son droit moral de rester au sein du Groupe de Minsk de l'OSCE pour le règlement dans le Haut-Karabakh, a estimé mardi Ali Ahmedov, secrétaire exécutif du Parti de Nouvel Azerbaïdjan (YAP), au pouvoir.

"Une loi tellement absurde et infondée montre que la France se présente ouvertement comme un défenseur de l'Arménie (…) alors qu'elle devrait garder sa neutralité en tant que coprésident du Groupe de Minsk de l'OSCE (…) La France a trahi sa mission et perdu le droit moral d'y rester", a déclaré M.Ahmedov, en qualifiant l'adoption de ladite loi de décision irresponsable et fictive.

Les coprésidents du Groupe de Minsk sont la Russie, la France et les Etats-Unis.

Le Sénat français a adopté lundi la proposition de loi pénalisant la négation des génocides, texte approuvé le 22 décembre dernier par l'Assemblée nationale et prévoyant notamment une peine d'une année de prison et 45.000 euros d'amende pour toute négation du génocide arménien commis dans l'Empire ottoman.

La loi française reconnaît deux génocides: celui d'holocauste (loi de 1990) et le génocide arménien (loi de 2001).

Le conflit du Haut-Karabakh remonte à février 1988, lorsque cette région autonome principalement peuplée d'Arméniens a annoncé son intention de se séparer de l'Azerbaïdjan. Cette démarche a provoqué des hostilités entre les troupes arméniennes et azerbaïdjanaises à la suite desquelles Bakou a perdu le contrôle de la région.

Le cessez-le-feu décrété le 12 mai 1994 est régulièrement violé par les deux parties. Bakou et Erevan n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur le statut de la région.

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