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    Pays Baltes: les apatrides, une "honte" pour l'UE (Lavrov)

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    L'existence des apatrides dans les pays Baltes est une honte pour l'Union européenne, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov intervenant devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement).

    L'existence des apatrides dans les pays Baltes est une honte pour l'Union européenne, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov intervenant devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement).

    "C'est une honte pour l'Union européenne, car nos exigences ne dépassent pas celles des organisations internationales, notamment du Comité de l'Onu pour l'élimination de la discrimination raciale, de l'OSCE et du Conseil de l'Europe, qui ont toutes formulé des exigences concrètes adressées tant à la Lettonie qu'à l'Estonie afin d'éliminer le phénomène des apatrides", a indiqué le chef de la diplomatie russe.

    Selon lui, l'existence de "non citoyens" dans les pays membres de l'Union européenne est inacceptable car contraire à la politique de cette organisation.

    "C'est une honte, notamment pour l'Union européenne, d'avoir accepté l'adhésion de la Lettonie, de l'Estonie et de la Lituanie, alors que ces pays ne satisfaisaient pas les critères d'adhésion du point de vue du respect des droits de l'homme  et du respect des droits des minorités linguistiques", s'est indigné le ministre.

    A ce propos, le chef de la diplomatie russe a commenté les résultats du référendum sur le statut de la langue russe qui s'est tenu  en Lettonie, indiquant qu'un grand nombre de "non-citoyens" était privé de possibilité de se prononcer.

    "Il me semble que plus de 270.000 habitants se sont prononcés pour l'octroi à la langue russe du statut de seconde langue nationale en Lettonie. Un nombre pratiquement identique de personnes n'ont pas pu voter, car étant +non-citoyens+", a fait remarquer M.Lavrov.

    Le référendum sur l'officialisation du russe s'est tenu en Lettonie le 18 février. Plus de 74,6% des électeurs, soit 779.000 personnes, ont voté contre l'octroi à la langue russe du statut officiel.

    Cependant, le scrutin ne prévoyait pas la participation des "non-citoyens", minorité (16% de la population) largement russophone privée de plusieurs droits, y compris le droit de vote et le droit d'obtenir automatiquement la nationalité lettone.
    Sur les deux millions d'habitants de la Lettonie, 44% sont russophones.

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