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    Bouclier antimissile: Medvedev réclame des garanties

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    Bouclier antimissile américain en Europe (577)
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    Personne n'a prouvé à Moscou que le bouclier antimissile en cours de déploiement en Europe ne visait pas la Russie, a déclaré à Moscou le président russe Dmitri Medvedev lors de la conférence internationale "Sécurité dans l'espace euro-atlantique: mythe ou réalité".

    Personne n'a prouvé à Moscou que le bouclier antimissile en cours de déploiement en Europe ne visait pas la Russie, a déclaré vendredi à Moscou le président russe Dmitri Medvedev lors de la conférence internationale "Sécurité dans l'espace euro-atlantique: mythe ou réalité".

    "Personne ne m'a expliqué pourquoi nous devrions croire que le nouveau système de défense antimissile ne vise pas la Russie. Au contraire, on nous répète: "le système peut vous être utile (…), utilisez-le". Mais comment pouvons-nous l'utiliser? Il s'agit d'une rupture de l'équilibre nucléaire", a noté le président russe.

    "Le système antimissile doit remplir sa mission officielle, il doit être capable de parer les missiles tirés hors des frontières de l'Europe", a ajouté le chef de l'Etat russe.

    "Quels que soient mes rapports avec mes collègues, quels que soient les progrès enregistrés dans les relations entre la Russie et les pays de l'OTAN, nous serons obligés d'en tenir compte", a-t-il déclaré.

    La coopération entre Moscou et l'Alliance dépend de cette question. "Il y a un test permettant de juger de la disposition des Etats-Unis et des autres membres de l'Alliance à coopérer avec la Russie. (On peut en juger d'après) les efforts visant à respecter nos intérêts, surtout en ce qui concerne le bouclier antimissile européen. Nous avons besoin de garanties reposant sur des critères militaires, techniques et géographiques et attestant que le bouclier ne vise pas les forces russe de dissuasion nucléaire", a ajouté M.Medvedev.

    La Russie et l'OTAN ont décidé de coopérer sur la création d'un système de défense antimissile en Europe lors du sommet à Lisbonne en novembre 2010. Le partenariat était toutefois resté lettre morte, Washington refusant de signer un document contraignant garantissant que le futur bouclier ne menacerait pas le potentiel nucléaire russe. L'OTAN invite la Russie à la croire sur parole. La Russie estime que les parties doivent élaborer l'architecture du bouclier sur un pied d'égalité et prendre des mesures de confiance dans le domaine de la défense antimissile.

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