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    Grèce: une sortie de l'euro augmenterait la pauvreté (expert)

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    La crise financière en Grèce (236)
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    Une sortie de la Grèce de la zone euro entraînerait une hausse de la pauvreté dans le pays, sans pour autant rendre son économie plus compétitive, a déclaré lundi à RIA Novosti Dimitris Sotiropoulos, professeur à l'Université d'Athènes et maître de recherches à la fondation ELIAMEP (Hellenic Foundation for European and Foreign Policy).

    Une sortie de la Grèce de la zone euro entraînerait une hausse de la pauvreté dans le pays, sans pour autant rendre son économie plus compétitive, a déclaré lundi à RIA Novosti Dimitris Sotiropoulos, professeur à l'Université d'Athènes et maître de recherches à la fondation ELIAMEP (Hellenic Foundation for European and Foreign Policy).

    Selon M. Sotiropoulos, le retour à la drachme ferait baisser les revenus de la population.

    "Les salaires seront moins élevés qu'aujourd'hui et ce, pas seulement en valeur absolue. Avec la drachme, l'inflation serait incontrôlable. Un autre problème consiste dans le fait que nous payerons en drachmes pour toutes nos importations, depuis le pétrole jusqu'aux médicaments. Les partis politiques ont omis de le dire aux gens", a indiqué l'expert.

    D'après ce dernier, les Grecs seront obligés de payer en devises étrangères les principaux produits importés, alors qu'aujourd'hui, les règlements se font en euro.

    "Cela signifie que la vie deviendrait plus pauvre", a prédit M. Sotiropoulos.

    L'expert estime dans le même temps qu'une chute de la monnaie nationale n'améliorerait pas la compétitivité de l'économie grecque.

    "Même les rares produits agricoles fournis par la Grèce sont exportés à l'état brut. Tel est le cas des olives et de l'huile livrés à l'Italie pour ensuite subir une transformation plus poussée. Le tourisme est le seul domaine où la Grèce s'avère compétitive, mais il ne suffit pas à faire vivre le pays. Or, même en cas d'inflation, les services touristiques ne seraient pas aussi bon marché qu'ils le sont par exemple en Tunisie", a conclu l'universitaire grec.

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