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Armes russes pour l'Irak: les USA ne peuvent pas bloquer le contrat (Maliki)

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Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki estime que les Etats-Unis ne sont pas en mesure de bloquer le contrat sur les achats d'armes russes pour un montant de plus de 4,2 milliards de dollars, signé entre Moscou et Bagdad.

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki estime que les Etats-Unis ne sont pas en mesure de bloquer le contrat sur les achats d'armes russes pour un montant de plus de 4,2 milliards de dollars, signé entre Moscou et Bagdad.

"Que ce soit des achats d'armes ou de pétrole ou enfin des consultations politiques, nous ne demandons conseil à personne. Nous concevons notre politique extérieure compte tenu de nos intérêts nationaux", a indiqué le premier ministre dans une interview à la télévision russe.

A titre d'exemple, il a cité les relations entretenues par l'Irak avec les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous avons de bonnes relations avec l'Amérique et l'Iran, et ce, malgré les désaccords entre ces deux pays. En achetant des armes, nous partons uniquement de nos besoins. Tout le monde sait que nous pratiquons une politique d'ouverture et ne voulons pas que l'Irak soit inféodé à qui que ce soit", a indiqué M. al-Maliki.

Selon lui, avec l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis et leurs alliés, de nombreuses sociétés russes ont quitté le pays.

"Je tiens à être absolument sincère avec vous sur cette question. J'ai l'impression qu'à cette époque, les Russes se faisaient une idée erronée de la situation en Irak. Vous étiez persuadés que l'Irak était une sorte de propriété appartenant aux Etats-Unis et à leurs alliés. Il est à noter que les Américains n'ont pas chassé les compagnies russes de l'Irak, ces dernières l'ont quitté de leur propre chef. Dans le même temps, les compagnies américaines ne s'empressaient pas de signer des contrats avec l'Irak", a précisé le premier ministre.

Cette semaine, M. al-Maliki a effectué une visite officielle à Moscou. Il a rencontré mardi le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev et mercredi, le président Vladimir Poutine.

 

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