International
URL courte
Loi Magnitski (80)
0 11
S'abonner

La publication de la "liste Magnitski" constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Russie visant le président Vladimir Poutine, a indiqué dans une interview à RIA Novosti Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint au Trésor de l'administration Reagan et politologue.

La publication de la "liste Magnitski" constitue une ingérence dans les affaires intérieures de la Russie visant le président Vladimir Poutine, a indiqué dans une interview à RIA Novosti Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint au Trésor de l'administration Reagan et politologue.  

"A mon avis, toute cette histoire a été fomentée par l'opposition russe, financée par le gouvernement américain et par des ONG. Son but était de mettre dans l'embarras M.Poutine, homme politique qui ne plaît pas à Washington, qui ne parvient  pas à exercer son contrôle sur lui", a indiqué l'expert généralement très critique envers la politique des autorités américaines.   

Selon lui, des organisations politiques de défense des droits de l'homme ont exercé une  pression sur le Congés américain afin que ce dernier ordonne au pouvoir exécutif de dresser la liste des Russes responsables de la mort de Sergueï Magnitski.

"Le régime d'Obama aurait dû immédiatement rejeter [cette initiative], car cela équivaut à une ingérence dans les affaires intérieures de la Russie. Mais comme son régime exerce cette pratique à l'encontre de plusieurs pays, ce n'est pas un argument valable à ses yeux", a poursuivi l'homme politique, un des pères fondateurs de la Reaganomics.  

M.Roberts juge possible que Washington ignore les circonstances précises de la mort de M.Magnitski.  

"Toutefois, nous savons sans l'ombre d'un doute que le gouvernement américain, au moins sous Georges Bush junior et sous Barack Obama, a donné son feu vert à de nombreuses tortures, dont certaines ayant entraîné la mort", a expliqué l'expert avant d'ajouter que ces pratiques étaient contraires à la législation américaine et aux normes du droit international. 

"A la lumière des tortures approuvées par le gouvernement américain, la riposte russe à la provocation de Washington est, à mon avis, très réservée. Le gouvernement russe aurait pu répondre que Bush, [l'ex-vice-président américain Dick] Cheney, Obama ainsi que les membres de leur administration et le commandement militaire du pays sont des criminels de guerre qui doivent être arrêtés et transférés à La Haye", a conclu M.Roberts.  

Le ministère américain des Finances a publié vendredi la liste Magnitski qui comprend les noms de 18 Russes qui, selon les Etats-Unis, sont impliqués dans la mort de Sergueï Magnitski, juriste du fonds d'investissement Hermitage Capital Management mis en examen pour fraude fiscale et décédé dans une prison de Moscou faute d'avoir reçu des soins médicaux. 

Mise en ligne sur le site du ministère, la liste comprend 18 noms parmi lesquels il n'y a pas de fonctionnaires de haut rang. Selon des responsables américains, elle comprend en outre une partie confidentielle. 

En réaction à cette démarche, la diplomatie russe a publié samedi une liste noire de 18 Américains impliqués dans des violations des droits de l'homme.

Dossier:
Loi Magnitski (80)

Lire aussi:

Selon le Pr. Raoult, «le Lancet demande des comptes aux auteurs» de l’étude publiée
Alger rappelle «immédiatement» son ambassadeur à Paris après les documentaires sur le Hirak
Une nouvelle carte du déconfinement rendue publique lors du discours du Premier ministre
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook