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    La Syrie ne sera pas attaquée avant le sommet du G20 (experts)

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    Les experts russes interrogés par RIA Novosti pensent que la Syrie ne sera pas attaquée avant le sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, et estiment que la rhétorique des pays occidentaux ressemble pour l'instant plutôt à un jeu de muscles.

    Les experts russes interrogés par RIA Novosti pensent que la Syrie ne sera pas attaquée avant le sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, et estiment que la rhétorique des pays occidentaux ressemble pour l'instant plutôt à un jeu de muscles.

    Le conflit syrien, qui dure depuis plus de deux ans, s'est à nouveau aggravé le 21 août quand la presse a annoncé l'utilisation de l'arme chimique par l'armée gouvernementale dans la banlieue de Damas, entraînant de nombreuses morts.

    Les autorités syriennes ont démenti ces accusations, après quoi les pays de l'Otan ont commencé à ouvertement évoquer une éventuelle ingérence dans le conflit syrien et un bombardement de la Syrie sans l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies.

    Pas d'attaque en Syrie avant le sommet

    Vladimir Sotnikov, expert du Centre de sécurité internationale à l'Institut d'économie mondiale et des relations internationales de Moscou (IMEMO) et de l'Institut d'études orientales à l'Académie des sciences de Russie pense qu’une solution pacifique au conflit syrien est désormais presque impossible.

    "Apparemment les pays occidentaux ont déjà décidé d'attaquer. Et cette attaque sera probablement limitée, sans opération terrestre. En ce qui concerne le début des opérations, je pense qu’il arrivera un peu plus tard", a déclaré jeudi Vladimir Sotnikov à RIA Novosti.

    "J'ai l'impression qu'il n'y aura pas d'attaque avant le somment du G20 et la rencontre

    Poutine-Obama", a-t-il ajouté. Selon l'expert, la situation est difficile et tendue dans l'ensemble et en cas d'attaque certains pays pourraient boycotter le G20.

    L'Occident joue des muscles

    Petr Stegni, diplomate et membre du Conseil russe pour les affaires internationales (RSMD), ne fait pas de pronostics sur la probabilité d'une attaque contre la Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi – le moment de l'attaque annoncé par la presse occidentale se réfère justement à ses sources.

    "J'ai l'impression qu'il s'agit pour l'instant d'avertissements, d'une guerre de nerfs, d'un jeu de muscles, bien que des forces conséquentes soient déjà rassemblées près de l'éventuel théâtre des opérations en Syrie. Néanmoins, attaquer la Syrie tandis que les experts de l'Onu, actuellement à Damas, n'ont pas terminé leur travail semble très douteux, notamment dans le sens moral", a déclaré Stegni.

    Il rappelle que les experts de l'Onu en Syrie n'ont encore annoncé aucun résultat et fait remarquer qu'une attaque serait "éthiquement injustifiée" avant que la situation soit éclaircie. Le groupe d'experts en question enquête sur les événements du 21 août.

    "La communauté internationale ignore complètement ce qui s'est passé le 21 août et s'il s'agissait d'une attaque chimique, il faudrait encore savoir qui en a usé… Pour l'instant, il n'existe aucune preuve concrète. Les Américains en parlent très vaguement et c’est pourquoi je pense encore possible que le bon sens prenne le dessus, bien que cette espoir faiblisse d'heure en heure", a déclaré à RIA Novosti Petr Stegni.

    L'attaque pourrait grossir les rangs des partisans d’al-Assad

    Viatcheslav Matouzov, président de l'Association pour l'amitié et la coopération d'affaires avec les pays arabes, pense que si les Américains adoptaient la ligne stratégique de confrontation avec la Russie, le bombardement aurait lieu - mais dans le cas contraire les USA s'abstiendraient de toute attaque.

    "Toute attaque américaine, si elle avait lieu, consoliderait la société syrienne. Les trois quart de l'opposition syrienne rejoindraient le camp des partisans du président Bachar al-Assad et du régime syrien", conclut Viatcheslav Matouzov.

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