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    Syrie: des "frappes punitives" seraient peu efficaces (eurodéputé)

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    Une éventuelle intervention en Syrie (2013) (295)
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    Les "frappes punitives" envisagées par le président François Hollande contre les autorités de Damas ne permettraient pas de régler le conflit en Syrie, estime Arnaud Danjean, président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) du Parlement européen.

    Les "frappes punitives" envisagées par le président François Hollande contre les autorités de Damas ne permettraient pas de régler le conflit en Syrie, estime Arnaud Danjean, président de la sous-commission sécurité et défense (SEDE) du Parlement européen.

    "Telles qu'elles sont envisagées, les frappes punitives ne me paraissent pas une solution très pertinente", a déclaré l'eurodéputé cité par des médias européens.

    Il a rappelé à cette occasion que les bombardements des camps de Ben Laden en Afghanistan en 1998 n'avaient pas empêché les attentats du 11 septembre et que les frappes contre les Bosno-Serbes à Sarajevo en 1995 n'avaient pas prévenu le massacre de Srebrenica.

    "Ces frappes limitées n'ont aucun impact si ce n'est celui de nous donner bonne conscience", a affirmé M. Danjean.

    Tout en jugeant convaincantes les preuves fournies mardi par le gouvernement français selon lesquelles l'attaque chimique du 21 août a émané du camp de Bachar el-Assad, le parlementaire estime que la nature des produits utilisés n'est pas établie.

    "Restent les questions sur la nature précise des produits utilisés et sur "qui a décidé quoi?". On ne peut exclure qu'elles [les frappes chimiques, ndlr] aient été le fait de forces autonomes ou que certaines personnes aient voulu mouiller Assad. Il y a encore tout une série de spéculations et de questions qui demeurent", a indiqué M. Danjean.

    Dimanche dernier, le président Barack Obama a demandé au Congrès d'approuver une intervention militaire en Syrie.

    Le président François Hollande a pour sa part souligné mardi que la France "n'agirait pas seule en Syrie" si le Congrès américain se prononçait contre les frappes.

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