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    Syrie: une intervention occidentale serait lourde de conséquences (Téhéran)

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    Téhéran considère qu'une intervention militaire occidentale en Syrie n'aura pas le caractère limité annoncé par ses initiateurs et qu'elle aura des conséquences catastrophiques, a déclaré mardi à Moscou le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

    Téhéran considère qu'une intervention militaire occidentale en Syrie n'aura pas  le caractère limité annoncé par ses initiateurs et qu'elle aura des conséquences catastrophiques, a déclaré mardi à Moscou le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.  

    "Toute offensive militaire menée par les Etats-Unis en Syrie, y compris les frappes limitées qu'ils avaient annoncées, ne revêtira pas un caractère limité. Mais nous gardons l'espoir que la nouvelle phase du règlement politique dans laquelle nous venons d'entrer permettra à toutes les parties intéressées de parvenir au résultat souhaité", a indiqué le diplomate iranien lors d'une conférence de presse tenue au siège de RIA Novosti à l'issue d'une rencontre avec le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem.  

    Hossein Amir-Abdollahian a souligné que le lancement d'une intervention  américaine en Syrie aurait des "conséquences douloureuses".   

    "Compte tenu de l'initiative avancée par la partie russe [de placer sous contrôle international les arsenaux chimiques syriens], nous avons abordé un nouveau format du règlement politique en Syrie, afin d'exclure toute sorte de prétextes de la part de ceux qui veulent lancer une offensive militaire contre la République arabe syrienne. Bien évidemment, tous les efforts de Téhéran sont déployés afin de rechercher une solution politique à la crise syrienne et nous espérons qu'un résultat ne se fera pas attendre", a déclaré M. Amir-Abdollahian.  

    Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a appelé lundi la Syrie à placer ses arsenaux chimiques sous contrôle international, ultimatum avancé auparavant par le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Damas a accepté cette proposition qui, selon Moscou, permettrait d'éviter une frappe militaire américaine.   

    Jen Psaki, porte-parole du département d'Etat, n'a pas tardé à rétorquer qu'il ne s'agissait pas d'un ultimatum, mais d'une "argumentation rhétorique" employée par John Kerry.  

    Lundi soir, le président Obama a déclaré que Washington était prêt à reporter son opération militaire contre le régime de Damas en cas de succès de l'initiative en question.   

    La situation en Syrie a atteint sa "phase critique" le 21 août, lorsque les médias ont fait état d'une attaque chimique présumée menée par les autorités syriennes près de Damas. Le régime d'Assad ayant, selon l'administration américaine, "franchi la ligne rouge" pointée par Washington durant l'été 2012, Barack Obama espère obtenir le feu vert du Congrès US afin de lancer une opération militaire en Syrie. 

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