Ecoutez Radio Sputnik
    International

    ABM en Europe: projet toujours d'actualité malgré le marché iranien (Otan)

    International
    URL courte
    Nucléaire iranien (2014) (1478)
    0 10

    Le projet de défense antimissile (ABM) en Europe reste d'actualité malgré l'accord sur le nucléaire iranien, l'entente ne portant pas sur les programmes balistiques de l'Iran et d'autres pays aux frontières de l'Otan, a estimé le secrétaire général délégué de l'Alliance Alexander Vershbow.

    Le projet de défense antimissile (ABM) en Europe reste d'actualité malgré l'accord sur le nucléaire iranien, l'entente ne portant pas sur les programmes balistiques de l'Iran et d'autres pays aux frontières de l'Otan, a estimé mercredi le secrétaire général délégué de l'Alliance Alexander Vershbow.

    "On comprend mal l'objectif de notre système antimissile et la nature changeante des menaces. Même si le programme nucléaire iranien est complètement démantelé, bien qu'il soit encore trop tôt pour en parler, l'Iran disposera d'une grande quantité de vecteurs balistiques pour ogives conventionnelles ou chimiques. Par conséquent, l'ABM demeurera nécessaire. Par ailleurs, l'Iran n'est qu'un pays parmi beaucoup d'autres qui développent leurs potentiels balistiques près des frontières de l'Alliance", a déclaré M.Vershbow, intervenant à l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv.

    Et d'ajouter que le bouclier antimissile de l'Otan n'était pas dirigé contre un pays en particulier et ne protégeait pas contre l'arme nucléaire, mais contre les vecteurs d'armes.

    "La défense antimissile est appelée à protéger contre les systèmes balistiques capables de véhiculer des ogives nucléaires, chimiques, biologiques et conventionnelles", a expliqué le secrétaire général délégué de l'Alliance.

    Auparavant, Moscou a espéré que les Etats-Unis changeraient de position sur le projet d'ABM européen suite aux ententes intervenues sur le programme nucléaire iranien.

    Un accord préalable sur le programme nucléaire iranien a été conclu fin novembre dernier lors des négociations qui ont réuni à Genève une délégation iranienne et les représentants des Six médiateurs (Russie, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine et Allemagne). Téhéran a notamment accepté de suspendre pour une durée de six mois son enrichissement d'uranium à 20% pour le limiter à moins de 5% et de ne pas installer les équipements du réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction. En contrepartie, les pays occidentaux ont accepté de ne pas imposer de nouvelles sanctions et de lever partiellement les sanctions déjà imposées. 

    Dossier:
    Nucléaire iranien (2014) (1478)

    Lire aussi:

    Contre qui le Japon veut-il se protéger en achetant des systèmes ABM?
    Nucléaire iranien: Téhéran réagit aux allégations de Macron
    Moscou: le Traité INF interdit le déploiement du bouclier antimissile US en Pologne
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik