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    Russie/UE: éviter un nouveau mur de Berlin (PDG de Total)

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    Le PDG du groupe français Total Christophe de Margerie a comparé l'actuel état des relations russo-européennes à l'érection d'un nouveau mur de Berlin.

    Le PDG du groupe français Total Christophe de Margerie a comparé l'actuel état des relations russo-européennes à l'érection d'un nouveau mur de Berlin.

    "On dit que nous devons nous protéger de l'Ukraine, et puis on commence à parler de la Russie. Ce sont des choses tout à fait différentes. Est-ce que nous avons l'intention de construire un nouveau mur de Berlin?", s'interroge M.de Margerie cité par les médias occidentaux.

    "La Russie est notre partenaire, et nous ne devons pas perdre notre temps à nous défendre contre notre voisin. Nous devons œuvrer à ne pas être trop dépendants envers n'importe quel pays, mais cela ne concerne pas la Russie, qui nous a sauvés à plusieurs reprises", a indiqué le patron de Total.

    Il a également souligné l'importance d'un fonctionnement normal du gazoduc Nord Stream et du projet South Stream pour l'approvisionnement de l'Europe en gaz naturel russe.

    "Peut-on se passer du gaz russe en Europe ? La réponse est non. Et est-ce qu'on a des raisons de s'en passer ? A mon avis, et je ne défends pas les intérêts de Total en Russie, c'est non", a conclu le PDG.

    Les gazoducs sous-marins Nord Stream et South Stream sont destinés à diversifier les livraisons de gaz en Europe et à réduire sa dépendance vis-à-vis des pays transitaires, en l'occurrence l'Ukraine. Ces derniers temps, l'avenir du transit de gaz russe par l'Ukraine paraît moins prévisible en raison de l'instabilité politique en Ukraine.

    Le gazoduc South Stream doit passer par le fond de la mer Noire pour acheminer du gaz russe vers l'Europe du Sud en contournant l'Ukraine. La Commission européenne estime que les accords bilatéraux signés par la Russie avec les pays transitaires dont l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Slovénie violent la législation communautaire.

    Moscou a pour sa part engagé une procédure judiciaire au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) suite à l'application par l'UE du "Troisième paquet énergie".

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