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Résiliation du contrat Mistral (128)
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En signant des contrats de livraison d'armes, la France doit se rendre bien compte qu'"un avion de combat, un navire militaire, etc., peuvent bien sûr servir à faire la guerre", écrit le quotidien français La Tribune.

"Les Français sont très actifs sur les marchés export en général, et, en particulier, sur les ventes d'armement où la parole donnée est sacralisée". La situation de la livraison des "deux bâtiments de projection et de commandement (BPC), de la classe Mistral, que la France s'est engagée — un contrat a été dûment signé — à livrer à la Russie", risque de décrédibiliser la France aux yeux de ses clients, en permettant à d'autres exportateurs d'armes mondiaux, tels que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie, de profiter de cette situation, prévient le journal.

Selon l'auteur de l'article dans La Tribune, les concurrents de Paris laissent entendre notamment à l'Inde que les Français ne sont pas fiables et ne tiennent pas leurs promesses, alors que les Indiens veulent de leur côté savoir à quoi s'attendre avec la France.

"Si demain, par exemple, l'Inde entrait en guerre contre le Pakistan ou la Chine, la France livrera-t-elle des Rafale? Voilà la question à laquelle les Indiens ont envie d'avoir des réponses claires de Paris (…). Et ce qui vaut pour l'Inde, vaut pour tous les autres pays", lit-on dans l'article.

Le quotidien souligne que c'est "la réputation internationale de la France comme exportateur d'armes" qui est en jeu.

L'Inde est entrée en janvier 2012 en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour doter son armée de 126 avions Rafale pour un contrat estimé à 18 milliards d'euros, armements et soutien compris. Cette opération doit donner du travail à toute la filière aéronautique militaire, environ 500 PME travaillant pour le Rafale. 

Dossier:
Résiliation du contrat Mistral (128)

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