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Faire tourner son index contre sa tempe semble l'unique façon raisonnable de réagir aux propos du premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk selon lesquels la Russie a envahi l'Allemagne et l'Ukraine lors de la Seconde Guerre mondiale, mais tout porte à croire que le problème est beaucoup plus grave, indique Edouard Lozanski, président de l'Université américaine de Moscou, dans un article mis en ligne sur le site de Sputnik.

Faire tourner son index contre sa tempe semble l'unique façon raisonnable de réagir aux propos du premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk selon lesquels la Russie a envahi l'Allemagne et l'Ukraine lors de la Seconde Guerre mondiale, mais tout porte à croire que le problème est beaucoup plus grave, indique Edouard Lozanski, président de l'Université américaine de Moscou, dans un article mis en ligne sur le site de Sputnik.

Premièrement, estime l'expert, la sous-secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland, qui a de facto nommé Iatseniouk au poste de premier ministre lors de son fameux entretien téléphonique avec l'ambassadeur US en Ukraine Geoffrey Pyatt, n'a pas été limogée malgré ses propos inadmissibles à l'adresse des alliés européens de Washington.

Deuxièmement, rappelle M. Lozanski, c'est précisément l'Armée Rouge, soutenue par les armées américaine, britannique et française, qui a "envahi" l'Allemagne pour libérer l'Europe du nazisme. Il est à noter qu'outre les centaines de milliers  d'Ukrainiens qui ont combattu contre le Troisième Reich, certains ont collaboré avec les nazis et participé aux massacres de millions de personnes.

"La haine de la Russie est-elle tellement forte que les dirigeants et les médias occidentaux sont prêts à fermer les yeux sur les propos et les actes outrageants pourvu qu'ils soient dirigés contre Moscou?", se demande M. Lozanski. 

"Aucun responsable politique occidental n'a jusqu'à présent condamné les propos du premier ministre ukrainien", constate l'expert qui considère ce silence comme une "trahison commise à l'égard des soldats tués sur les plages de la Normandie, dans les Ardennes ou sur leur chemin vers l'Elbe".

Le président de l'Université américaine de Moscou rappelle que les leaders mondiaux se sont réunis le 6 juin 2014 en France pour commémorer le 70ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie.

"On en vient logiquement à se demander s'ils étaient bien sincères et ne cherchaient pas à utiliser cet événement pour gagner des points politiques", souligne l'expert.

"S'ils étaient sincères, pourquoi se taisent-ils aujourd'hui? On n'entend pas de leur part une seule parole de reproche", constate l'analyste.

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