International
URL courte
0 417
S'abonner

L’Union européenne n'a pas de politique russe commune, sa ligne actuelle reposant sur la "méfiance" historique de certains pays à l'égard de Moscou.

La politique de l'UE à l'égard de la Russie est élaborée en dehors des institutions européennes et s'inspire des intérêts de certains pays, une telle stratégie doit changer, a estimé le chef de la diplomatie grecque Nikos Kotzias dans une interview accordée au journal français L'Humanité.

"La Grèce est un pays européen qui, comme chaque pays de l’Union, doit avoir le droit de dire son opinion et d’évoquer ses ¬intérêts sur tous les sujets, y compris sur la ¬politique à mener avec la Russie. Nous n’accepterons donc pas que la politique russe de l’Europe soit décidée en dehors des institutions de l’Union européenne", a déclaré le ministre.

"Ce que nous ne voulons pas, c’est que l’UE fonde sa ¬politique sur l’intérêt de pays qui ont un rapport historique émotionnel avec la Russie", a-t-il souligné.

Et de conclure que l’Union européenne devait réfléchir à sa nouvelle stratégie.

A signaler qu'à la veille de la dernière réunion ministérielle de l'UE, un scandale politique a éclaté. Il s'agit notamment d'un communiqué des pays membres de l'Union menaçant d'imposer de nouvelles sanctions contre la Russie en raison de l'aggravation de la situation en Ukraine, document qui a été publié sans l'aval de la Grèce et qui n'a pas tenu compte de son avis. 

Athènes a protesté contre la violation de ses droits au sein de l’Union européenne et exigé que son opinion soit respectée lors de la prise de décisions, y compris sur des sanctions visant la Russie.

Lire aussi:

Grèce/législatives: Poutine félicite Syriza pour sa victoire
Grèce-Russie: débloquer la coopération (opposant grec)
L'ancien international de rugby Christophe Dominici retrouvé mort dans les Hauts-de-Seine
Pour Macron, «le pic de la seconde vague est passé», une «nouvelle étape» s'annonce
Tags:
Humanité, Nikos Kotzias, Grèce, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook