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Un ressortissant américain fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré dans le cadre de l'enquête sur l'interception de conversations téléphoniques du premier ministre et de membres du gouvernement grec.

Le juge d'instruction grec Dimitris Foukas a émis lundi un mandat d'arrêt contre un ex-diplomate américain accusé d'avoir intercepté de juin 2004 à mars 2005 des conversations téléphoniques du premier ministre de l'époque Konstantinos Karamanlis et de certains membres de son gouvernement, ont annoncé lundi les médias grecs.

Selon les autorités d'instruction, des inconnues ont procédé à des écoutes téléphoniques d'une centaine de personnes, dont le chef du gouvernement, ses principaux ministres, des journalistes, des hommes d'affaires originaires du Proche-Orient et des militants gauchistes.

D'après l'Athens News Agency (ANA), l'Américain — actuellement âgé de 65 ans —  figure dans le dossier sous le nom de code W.B. Soupçonné d'espionnage, il a occupé dès le milieu des années 1990 le poste de représentant de la CIA dans la capitale grecque. A l'été 2004, l'intéressé aurait acheté au Pirée quatre téléphones portables dont il a utilisé trois pour intercepter les conversations.

Suite au scandale provoqué par ces écoutes, W.B. a quitté la Grèce pour y revenir à l'été 2005 en qualité de premier secrétaire de l'ambassade des Etats-Unis, rapporte l'ANA.

L'opérateur de téléphonie mobile Vodafone Grèce et le fournisseur d'équipements de télécommunications Ericsson ont été condamnés à des dizaines de millions d'euros d'amende, mais les coupables n'ont jamais été découverts.  En 2008, l'affaire a été officiellement classée sans suite, mais en 2011, les autorités grecques ont ordonné une nouvelle instruction du dossier.

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Tags:
écoutes téléphoniques, Grèce, États-Unis
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