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    Philippe de Villiers (à gauche) et Vladimir Poutine

    De Villiers: l'Europe ne doit plus écrire son avenir avec le stylo américain

    © East News. AP Photo/Alexander Zemlianichenko, Pool
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    Selon l'homme politique, il faut préparer "la seule Europe viable et raisonnable pour mettre en œuvre un grand partenariat stratégique et culturel avec la Russie, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural"

    Dans une interview accordée au Figaro, l'ancien candidat à la présidentielle Philippe de Villiers encourage François Hollande et Angela Merkel à se rapprocher de Vladimir Poutine pour construire une "grande Europe", de l'Atlantique à l'Oural.

    "L'Europe ne doit plus écrire son avenir avec le stylo américain. François Hollande s'est comporté en chef d'État sans prendre garde aux consignes américaines. Il a su résister à la prétention des États-Unis d'exiger l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan. Désormais, il faut encourager la France à aller au-delà de cette première phase positive d'émancipation. François Hollande doit maintenant livrer le Mistral à la Russie et respecter ainsi le contrat commercial signé par la France et payé par les Russes à hauteur d'un milliard d'euros", a indiqué l’homme politique.

    M. de Villiers appelle en outre le chef de l’Etat français à "lever les sanctions qui sont aujourd'hui des actes de guerre encore plus défavorables à l'économie française qu'à l'économie russe et ne touchent aucunement l'économie américaine".

    L’homme politique met en garde contre l’instrumentalisation de la crise ukrainienne par les Etats-Unis, qui cherchent à utiliser ce prétexte afin de consolider leur emprise sur l’Europe.

    "J'ai découvert que Poutine était un vrai chef d'État. J'ai aussi compris pourquoi en Occident les élites mondialistes ne cessent de le critiquer: l'Amérique veut que l'Europe soit la cinquante et unième étoile du drapeau américain. Pour cela, elle doit maintenir les Européens inféodés dans l'Otan. Vladimir Poutine est le prétexte parfait, le diable idéal", estime M. de Villiers.

    Selon lui, le président russe n'a aucun intérêt à un démembrement de l’Ukraine.

    "Vladimir Poutine ne veut pas le démembrement de l'Ukraine. Il souhaite simplement la reconnaissance de la langue maternelle dans les régions russophones, un statut pour ces régions, et enfin une neutralité de l'Ukraine par rapport à l'Otan", estime-t-il.

    "Le plus important, plutôt que de s'entêter à construire l'Europe artificielle de Maastricht, sera de préparer demain la seule Europe viable et raisonnable pour mettre en œuvre un grand partenariat stratégique et culturel avec la Russie, l'Europe de l'Atlantique à l'Oural", indique également l’homme politique dans l’interview, avant de saluer la "restauration des valeurs morales, civiques, patriotiques, spirituelles" en cours en Russie.

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    Mistral, Angela Merkel, François Hollande, Philippe de Villiers, Vladimir Poutine, Russie, Ukraine, Europe, France, États-Unis
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