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    Le premier ministre grec Alexis Tsipras. Archive photo

    Le premier ministre grec avance sa visite à Moscou d'un mois

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    Le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras se rendra en Russie un mois avant la date prévue, pour négocier un crédit dont Moscou a promis d'examiner la demande.

    Le premier ministre grec Alexis Tsipras se rendra à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine le 8 avril prochain, soit un mois plus tôt que prévu. Cette décision s'explique par les efforts déployés par Athènes pour éviter une faillite. 

    Alexis Tsipras est arrivé au pouvoir grâce, dans une large mesure, à sa promesse d'en finir avec les mesures d'austérité imposées à la Grèce par ses créanciers internationaux. Pour le moment, les négociations avec ces derniers sont loin d'être un succès. Les relations entre Athènes et Berlin, principal créancier de la Grèce, se dégradent à vue d'œil. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, accuse le gouvernement d'Alexis Tsipras de saper la confiance de l'Europe.

    Pour demeurer à flot, la Grèce a besoin de la dernière tranche du soutien financier dont le montant total s'élève à 240 milliards d'euros. Cependant, pour obtenir un prolongement du programme d'aide de quatre mois, le gouvernement doit présenter aux créanciers des informations exhaustives sur les réformes projetées.

    Le quotidien grec Ta Nea a été le premier à annoncer la prochaine visite du premier ministre à Moscou. Selon le journal, le gouvernement cherche à avancer la rencontre prévue le 9 mai en raison des "conditions économiques étouffantes" créées par les créanciers européens. 

    Athènes doit trouver 1,7 milliard d'euros ce mois et au total 4 milliards d'ici fin avril. 

    A défaut de progrès aux négociations avec les créanciers européens, la Grèce pourrait emprunter les sommes nécessaires à la Russie, d'autant plus que Moscou s'est déclaré prêt à examiner la demande grecque. 

    Enfin, le leader grec pourrait jouer la "carte russe" en annonçant à la chancelière Angela Merkel son intention de donner un feu vert aux investissements russes dans les Chemins de fer nationaux, le port de Thessalonique et dans d'autres actifs publics susceptibles d'intéresser Moscou. 

    L'Union européenne fait tout son possible pour l'empêcher.

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    Tags:
    Union européenne (UE), Ta Nea, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Wolfgang Schäuble, Alexis Tsipras, Thessalonique, Moscou, Allemagne, Russie, Grèce
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