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    Des gens rassemblées à Diyarbakir à l'occasion des festivités du Norouz, nouvel an kurde, tiennent des portraits d'Abdullah Öcalan

    PO: le leader des Kurdes de Turquie accuse l'impérialisme de violence

    © REUTERS / Umit Bektas
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    Situation au Proche-Orient (2015) (38)
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    Le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan appelle à la paix et à la cessation de la violence, dont il accuse les forces impérialistes.

    Les forces impérialistes mondiales sont responsables de la crise actuelle au Proche-Orient, a déclaré samedi dans un message le leader kurde Abdullah Öcalan depuis sa prison d'Imrali, près d'Istanbul, où il purge une peine à perpétuité.

    "Notre région est en crise à cause de la politique néolibérale, imposée par le capitalisme et ses collaborationnistes despotiques locales. Nous souffrons de la violence de l'Etat islamique (EI) auquel la voie a été ouverte par les forces impérialistes ne voulant pas renoncer à leurs ambitions au Proche-Orient", a indiqué M.Öcalan. 

    Le leader des Kurdes de Turquie a appelé à en finir avec la violence et à "passer à la paix, à la fraternité et à la démocratie".

    Militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)
    © AP Photo / Bram Janssen
    Le chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, a réitéré ainsi son appel à la fin de la rébellion engagée en 1984 contre les autorités turques et annoncé le début d'une "nouvelle ère" de paix. 

    Son message a été lu devant plus de 200.000 personnes qui se sont rassemblées à Diyarbakir (sud-est), capitale informelle des Kurdes de Turquie, à l'occasion des festivités du Norouz, nouvel an kurde.

    Le gouvernement islamo-conservateur d'Ankara a engagé à l'automne 2012 des négociations directes avec M.Öcalan, afin de mettre un terme au conflit kurde qui a fait quelque 40.000 morts depuis 1984. Ce dernier a annoncé il y a deux ans un cessez-le-feu unilatéral de ses troupes. Mais les pourparlers de paix sont depuis paralysés, les Kurdes reprochant aux Turcs de ne pas avoir tenu leurs promesses en faveur de la minorité kurde du pays.

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    Tags:
    Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, Kurdistan, Proche-Orient, Turquie
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