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    Député danois: la Suède ne mérite pas le nom de démocratie

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    La Suède ne peut pas être considérée comme un pays démocratique en raison de l'absence de secret du vote dans ce pays, estime un député danois du Parlement européen.

    Pour avoir le droit de s'appeler démocratie, un pays doit remplir trois conditions obligatoires: respecter la liberté d'expression, garantir le secret du scrutin et éviter tout marchandage sur la date des élections. La Suède ne répond à aucun de ces critères, a déclaré le député européen danois Morten Messerschmidt cité par le site d'information Avisen.
     
    Selon le député, la Suède ne peut plus être considérée comme un pays démocratique en raison de l'absence de scutin secret et de la tendance de ses responsables politiques à spéculer sur le thème des élections anticipées. 
     
    Le système électoral suédois a toujours fait l'objet de vives critiques internationales en raison de l'absence de secret du vote. Des Européens qui se rendent en Suède sont parfois choqués par la façon dont se déroulent les élections dans ce pays. 
     
    "En entrant dans un bureau de vote, je n'ai pas pu en croire mes yeux. Des bulletins étaient ouvertement posés sur la table si bien que tout le monde pouvait voir pour quels partis votaient les électeurs", a déclaré le ressortissant allemand Christian Dworeck en décrivant les élections au Parlement européen en 2014.
     
    Amanda Lövkvist, expert du centre analytique d'orientation libérale de gauche Fri värld (Monde libre), a pris la défense du système électoral du pays. Selon elle, les Suédois considèrent le secret du vote "comme un droit plutôt que comme un devoir". Une personne qui ne veut pas que l'on connaisse ses préférences électorales doit en prendre soin elle-même, estime Mme Lövkvist.
     
    La Commission européenne n'est pas d'accord avec cette assertion. Aussi a-t-elle demandé au ministère suédois de la Justice de rendre compte d'ici le 12 mai des mesures adoptées par Stockholm en vue de garantir le scrutin secret. 
     
    L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a pour sa part refusé d'envoyer des observateurs pour superviser les élections en Suède, croyant visiblement sur parole les journaux libéraux de gauche affirmant que la Suède ne connaît pas de problèmes de démocratie.

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