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    Gernot Erler, coordinateur du gouvernement fédéral pour la coopération sociétale avec la Russie, l’Asie centrale et les pays du partenariat oriental

    Médias: la rencontre Tsipras-Poutine fait trembler les politiques allemands

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    La future rencontre entre le premier ministre grec Alexis Tsipras et le président russe Vladimir Poutine pourrait compromettre l'unité et la solidarité au sein de l'UE, estiment des politiques en Allemagne.

    Alexis Tsipras. Archive photo
    © REUTERS/ Francois Lenoir
    Certains hommes politiques allemands, notamment des députés du Bundestag, craignent que la prochaine visite en Russie du premier ministre grec Alexis Tsipras et sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine ne sapent l'unité de l'Union européenne sur la crise ukrainienne.

    "Le maintien du consensus au sein de l'UE est un élément déterminant pour trouver une solution politique (à la crise, ndlr)", a notamment déclaré devant les journalistes Gernot Erler, coordinateur du gouvernement fédéral pour la coopération sociétale avec la Russie, l’Asie centrale et les pays du partenariat oriental. 

    A la veille de la visite du chef du gouvernement grec à Moscou, M.Erler a appelé l'UE à l'unité sur tout ce qui concerne la crise en Ukraine. 

    "L'Union européenne n'aura de l'influence et ne sera prise au sérieux que si elle parle d'une seule voix", a estimé le responsable, prévenant que Moscou pourrait essayer de diviser l'UE et d'exercer une influence sur des pays tels que la Grèce, la Hongrie et la Bulgarie. 

    Pour sa part, la députée Gerda Hasselfeldt, qui représente au Bundestag l'Union chrétienne sociale (CSU, conservateur), a déclaré dans une interview à Die Welt que la visite à Moscou du premier ministre grec menaçait la solidarité européenne. 

    "La Grèce fait partie de l'Union européenne. Et l'Union doit faire preuve de cohérence face à la Russie, en parlant d'une seule voix. Le gouvernement grec doit être conscient de toute la gravité de la situation en Europe", a indiqué Mme Hasselfeldt, ajoutant que M.Tsipras ne devait pas instrumentaliser sa visite à Moscou pour obtenir d'avantage d'argent de la Russie. 

    La visite de quatre jours du premier ministre grec en Russie commence le 8 avril.

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    Tags:
    Union chrétienne-sociale (CSU) d'Allemagne, Union européenne (UE), Gerda Hasselfeldt, Vladimir Poutine, Alexis Tsipras, Asie centrale, Allemagne, Grèce, Russie
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