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    Drapeaux des pays de BRICS

    Les USA "se tirent une balle dans les deux pieds" en boudant les BRICS

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    Washington ignore les intérêts des économies émergentes, les traitant de "républiques bananières", tandis que les institutions des BRICS font d'ores et déjà peser une sérieuse menace sur l'hégémonie du système financier basé sur le dollar.

    Le renforcement des institutions alternatives à celles du système de Bretton-Woods était prévisible, la Nouvelle banque de développement (NDB) des BRICS et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB) mettant à mal le statu quo actuel au sein l'économie mondiale.

    "Lors du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à Fortaleza (Brésil), les dirigeants des cinq puissances émergentes ont explicitement exprimé leur mécontentement envers la politique menée par le Fonds monétaire international. (…) Ils ont proposé de doubler la réserve en devises du Fonds en échange d'une augmentation des quotas de la Chine, de la Russie, de l'Inde et de certains autres pays", a rappelé l'historien américain Frederick William Engdahl, cité par Sputnik.

    "Le fait que la France, avec son PIB de 3.000 milliards USD, ou la Belgique (500 milliards) aient beaucoup plus de quotas de vote au sein de la direction du FMI que la Chine, dont le PIB est de 10.000 milliards USD, est absurde, et les dirigeants des BRICS l'ont déclaré haut et fort. En outre, Washington détient un paquet de blocage et refuse de renoncer à l’ancien système", a expliqué M. Engdahl.

    Selon l'expert, la Chine et certains autres pays n'ont pas voulu s'y résigner plus longtemps et ont décidé de créer une nouvelle architecture financière centrée sur l'AIIB.

    Washington a refusé de coopérer avec cette nouvelle banque et appelé ses alliés occidentaux de l'ignorer également, en manifestant ainsi l'incapacité de la classe politique américaine à évaluer la situation de façon adéquate.

    Washington "s'est littéralement tiré une balle dans les deux pieds", en optant pour une opposition intransigeante à l'initiative de Pékin, la plupart de ses alliés ayant souhaité adhérer à la nouvelle banque, en opposition aux institutions obsolètes du système financier de Bretton-Woods. Un système dont la monnaie principale est le dollar américain.

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    Tags:
    Fonds monétaire international (FMI), AIIB, Nouvelle banque de développement (NDB), Frederick William Engdahl, Inde, Russie, Chine, États-Unis
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