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70ème anniversaire de la Victoire dans la II GM (116)
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A la tribune de l'Onu, l'ambassadrice des Etats-Unis Samantha Power a rappelé la tragédie du siège de Leningrad en reprenant les mots du journal de Tania Savitcheva, 11 ans à l'époque.

Les descendants de ceux qui ont combattu et sont tombés pendant la Seconde Guerre mondiale doivent respecter les principes pour lesquels se sont battus leurs aïeux, a déclaré l'ambassadrice des USA auprès de l'Onu Samantha Power lors de la session de l'Assemblée générale de l'Onu consacrée au 70e anniversaire de la Victoire.

"Nous devons nous demander si nous faisons assez pour défendre les principes pour lesquels ils se sont battus, pour que les droits qu'ils ont défendus n'existent pas seulement sur le papier", a dit Samantha Power dans son discours.

A la tribune de l'Onu, elle a rappelé les atrocités des camps de concentration déployés par les nazis. Selon elle, ceux qui se sont retrouvés derrière les portes de ces camps n'étaient pas les seuls à être confrontés aux horreurs de la guerre. L'ambassadrice des USA a rappelé la tragédie du siège de Leningrad en citant le journal de Tania Savitcheva, 11 ans, qui décrit sur plusieurs pages la mort de toute sa famille.

"Eugène est mort le 28 décembre 1941 à midi. Grand-mère est décédée le 25 janvier 1942 à 15 heures. Leka est mort le 17 mars 1942 à 5 heures du matin. Oncle Vassili est décédé le 13 avril 1942 à 2 heures du matin. Oncle Alexeï le 10 mai 1942 à 16 heures. Maman le 13 mai 1942 à 7 heures 30. Les Savitchev sont morts. Tout le monde est mort. Il ne reste que Tania", peut-on lire dans le journal de Tania Savitcheva lu par l'ambassadrice des USA.

"Les proches de Tatiana font partie des 800.000 Russes morts de faim pendant le siège de Leningrad. 800.000", a souligné Mme Power.

Et d'ajouter: "Nous devons nous souvenir pourquoi les alliés se battaient pour libérer les camps de la mort et pourquoi les enfants comme Tatiana, à 11 ans, aidaient à creuser les tranchées pour protéger leur ville de Leningrad assiégée".

Dans son discours, l'ambassadrice américaine a également tiré des parallèles entre les crimes des nazis il y a 70 ans et les actions actuelles des dirigeants syriens et nord-coréens. Elle s'est toutefois abstenue de critiquer la Russie, contrairement à son habitude, et de l'accuser d'enfreindre les principes de l'Onu.

Maria Zakharova, directrice adjointe du Département de l'information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères, a exprimé sur sa page Facebook sa confusion quand l'ambassadrice des USA a évoqué la fin tragique de Tatiana. Elle a qualifié ce discours de "cynique". Maria Zakharova souligne que le second front a été ouvert en Europe seulement six mois après la levée totale du siège de Leningrad. "Qu'est-ce qui empêchait, 2 ans et demi après, les USA et le Royaume-Uni d'aider notre pays à sauver Tania et des centaines de milliers d'autres enfants?", déplore-t-elle.

Maria Zakharova souligne également qu'en regrettant le sort de Tania Savitcheva, l'ambassadrice des USA n'a pas daigné mentionner le sort des enfants encore en vie dans le Donbass, qui souffrent également de la guerre et de la catastrophe humanitaire provoquée par un véritable blocus".

Dossier:
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Tags:
histoire, Seconde Guerre mondiale, ONU, Samantha Power, États-Unis, Blocus de Léningrad
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