Ecoutez Radio Sputnik
    Guerre contre l’Etat islamique

    Bataille de Ramadi: l’Iran fustige l’inaction des Etats-Unis

    © AP Photo / Seivan Selim
    International
    URL courte
    1734

    Plus de 80.000 volontaires se préparent à participer à l'opération visant à libérer la ville irakienne de Ramadi prise à la mi-mai par l’Etat islamique, a déclaré l'agence de presse iranienne Tasnim.

    La ville de Ramadi, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, est tombée le 17 mai aux mains de l'EI. Les Etats-Unis ont reproché à l'armée irakienne son manque de motivation au combat. Les Iraniens, à leur tour, rejettent la responsabilité de l'échec sur les Etats-Unis et se disent prêts à reconquérir Ramadi par leurs propres forces.

    Il est à noter que les responsables iraniens mettent en doute la volonté réelle des États-Unis et de leurs alliés arabes et occidentaux dans la lutte contre l'EI. Selon le général iranien Ghassem Souleimani, les Etats-Unis n'ont "rien fait" pour aider l'armée irakienne contre les terroristes à Ramadi.

    "Obama, quelle est la distance entre Ramadi et la base al-Assad où les avions américains sont basés? Comment pouvez-vous vous installer là-bas sous prétexte de protéger les Irakiens et ne rien faire. Ceci n'est pas autre chose que d'être complice d'un complot", a déclaré le général Souleimani, cité par l'agence islamique IRNA.

    L'Etat islamique (EI), appelé autrefois l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), sévissait auparavant en Syrie où il combattait les troupes gouvernementales, s'imposant comme l'une des organisations terroristes les plus cruelles. Il y a quelques mois, l'EI s'est soudainement activé en Irak en s'emparant d'importants territoires. Fin juillet, l'EI a proclamé un califat islamique sur les territoires irakiens et syriens sous son contrôle.

    Lire aussi:

    Irak: au moins six morts dans un attentat suicide dans la province d'Al-Anbar
    Irak: Daech prend en otage 30 policiers à Al-Ramadi
    Trump réitère sa volonté de s’entendre avec Moscou
    Tags:
    Etat islamique, Ghassem Souleimani, Barack Obama, Ramadi, Irak, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik