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Les autorités syriennes sont prêtes à prendre part à l'enquête qui pourrait être ouverte en cas d'attaque chimique dans le pays.

Damas ne s'opposera pas à l'ouverture d'une enquête en cas d'utilisation d'armes chimiques lors des hostilités qui se déroulent dans le pays, a annoncé à l'agence Sputnik l'ambassadeur de Syrie à l'Onu, Bachar al-Jaafari.

"Damas a été le premier à demander à ce que soient identifiées les parties ayant utilisé des armes chimiques. Nous l'avons demandé après l'attaque chimique à Khan al-Assal", a déclaré M. al-Jaafari. Selon le diplomate, les membres du Conseil de sécurité de l'Onu "n'ont pas réagi à notre demande, car ils n'avaient aucun intérêt à rechercher les personnes ayant commis cet acte criminel".

  

"Les responsables occidentaux savent bien qui a utilisé des armes chimiques à Khan al-Assal et qui les a fournies aux terroristes. La même chose s'est également produite à la Ghouta", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

A la question de savoir si Damas accepterait de prendre part à une enquête qui pourrait être ouverte en cas d'utilisation d'armes chimiques, M. al-Jaafari a répondu: "Une telle enquête impliquerait des procédures qui sont du ressort de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye".

"En règle générale, les parties intéressées — en l'occurrence la Syrie — rencontrent les représentants de l'OIAC pour définir le cadre du travail conjoint. Il s'agit d'un travail administratif et technique dont la teneur est concertée par les deux parties", a conclu l'ambassadeur syrien à l'Onu.

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Tags:
OIAC, ONU, Bachar al-Jaafari, Damas, Syrie
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