Ecoutez Radio Sputnik
    G-7 à  Elmau

    G7: un sommet qui vire à la farce

    © AP Photo / Peter Kneffel/Pool
    International
    URL courte
    Le sommet du G7 en Allemagne (22)
    101016
    S'abonner

    La domination de Washington n'est jamais remise en doute lors des sommets du G7, la dissidence n'y est pas de mise, et tout le monde s'amuse, selon un journaliste irlandais.

    Le G7 d'aujourd'hui ne correspond plus à l'image d'un club associant des Etats effectivement influents, écrit le journaliste irlandais Bryan MacDonald pour RT.

    Si la participation au G7 reposait sur le PIB exprimé en standards de pouvoir d'achat de la population, ce club réunirait les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Japon, la Russie, l'Allemagne et le Brésil. Une telle composition aurait une influence effectivement énorme. Ses pays membres posséderaient 53% du PIB mondial, et les trois superpuissances militaires mondiales seraient alors représentées au sommet.

    Quoi qu'il en soit, le problème de Washington est qu'avec une telle composition, le G7 serait un forum destiné à discuter de l'ordre mondial. 

    "Au lieu d'un sommet effectif du G7, nous observons à présent une farce pure et simple. Ce n'est que du verbiage américain qui domine au cours duquel le président des Etats-Unis permet, pendant un jour ou deux, aux leaders étrangers "amis" de lui chatouiller le ventre. La dissidence n'y est pas de mise. La domination de Washington n'est jamais remise en doute, et tout le monde s'amuse", note M.MacDonald.

    Et d'ajouter que Vladimir Poutine avait été le seul capable de défier l'année dernière ce consensus, ce qui avait valu à la Russie d'être exclue du sommet.

    Selon le journaliste, la "date limite de consommation" du G7 sous sa forme actuelle a expiré.

    "Aujourd'hui, le G7 ne peut prétendre qu'à 32% du PIB mondial. Au lieu des poids lourds, tels que la Chine et l'Inde, nous avons des pays de second ordre, dont l'économie est au bord de la faillite, notamment le Canada et l'Italie. Ainsi, le PIB du Canada n'est sans doute pas supérieur à celui des pays en crise, tels que l'Espagne, le Mexique et l'Indonésie", conclut le journaliste irlandais.

    Dossier:
    Le sommet du G7 en Allemagne (22)

    Lire aussi:

    PIB: les BRICS surclasseront prochainement le G7
    G7: un show onéreux aux résultats modestes, selon un journal allemand
    Schröder: il serait erroné de ne pas inviter Poutine au G7
    Tags:
    Bryan MacDonald, Vladimir Poutine, Allemagne, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik