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    Membre de Syriza: se souvenir que la Russie fait partie de l'Europe

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    Les forces conservatrices européennes refusent de reconnaître que la Russie fait partie de l'Europe et qu'elle a apporté une contribution importante à la réunification de ce continent, indique un responsable du parti grec Syriza dans les colonnes du journal Avghi.

    Partie intégrante de l'Europe, la Russie a apporté une contribution immense à la libération de ce continent du nazisme, si bien qu'il ne doit y avoir aucune inquiétude au sujet des relations entre Athènes et Moscou, estime Panos Trigazis, coordinateur chargé des relations internationales du parti Syriza.

    Panos Trigazis a exprimé cet avis dans son article "L'Europe, c'est aussi la Russie" paru dans le quotidien Avghi, organe de ce parti au pouvoir en Grèce.

    Selon M. Trigazis, certains — tant en Grèce qu'à l'étranger — ont été irrités par la participation du premier ministre grec Alexis Tsipras au Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Pis, l'ancien ministre du parti Nouvelle démocratie, Konstantinos Arvanitopoulos, a même appelé le gouvernement de Tsipras à cesser de coopérer avec la Russie pour "ne pas se retrouver du mauvais côté de l'histoire".

    "Il se peut que cet adepte de Konstantinos Karamanlis ait oublié que ce dernier a initié les relations entre la Grèce et la Russie après 1974 et qu'il a refusé de boycotter les Jeux olympiques de 1980 à Moscou. Cela s'est passé au paroxysme de la Guerre froide", rappelle le coordinateur de Syriza.

    Selon lui, de nombreux responsables européens n'attachent aucune importance au fait que l'idée d'une Europe unie ait dès le début été une idée démocratique et fédératrice. Elle a été formulée pour la première fois il y a près de 200 ans par le ministre russe des Affaires étrangères Ioannis Kapodistrias, qui allait prendre la tête de la Grèce indépendante après la révolution de 1821.

    Or, "les forces conservatrice européennes refusent de reconnaître que la Russie est une partie constitutive de l'Europe", souligne Panos Trigazis.

    Il a rappelé à cette occasion le rôle de l'Union soviétique dans la convocation de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe il y a 40 ans, le 1er août  1975. Ce forum a été le premier pas vers l'unification de l'Europe à une époque où "notre continent était en proie à la menace d'une catastrophe nucléaire".

    "Cette année, nous célébrons également le 70e anniversaire de la Victoire dans la Seconde Guerre mondiale. Ceux qui célèbrent cette date – qu'ils soient de droite ou de gauche – ne doivent pas oublier que la libération de l'Europe du nazisme hitlérien a été obtenue grâce à la contribution décisive de l'URSS, grâce aux batailles de Leningrad et de Stalingrad", a indiqué le responsable de Syriza. Il a  pourtant ajouté que certains falsificateurs de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale pourraient l'accuser de "stalinisme" parce qu'il a employé les anciens noms de Saint-Pétersbourg et de Volgograd.

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    Seconde Guerre mondiale, Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Syriza, Vladimir Poutine, Alexis Tsipras, Konstantinos Karamanlis, Europe, Grèce, Russie
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