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La polémique autour de la loi espagnole visant à encadrer le droit de manifestation ne cesse d'enfler.

En Espagne, une nouvelle "loi organique de sécurité citoyenne", surnommée "Ley Mordaza" (loi bâillon) entrera en vigueur à partir du 1er juillet. Elle met en péril la démocratie du pays, en prévoyant une série de sanctions envers de nombreuses formes de protestation citoyenne ainsi qu'une limitation des droits des migrants, rapporte Euronews.

De nombreuses réactions critiques ont surgi en Espagne et en dehors du pays. Ainsi, en avril dernier, la plate-forme "Nous ne sommes pas un délit" a manifesté virtuellement devant le Congrès des députés à Madrid, à l’aide d’hologrammes: "Le seul moyen de s’exprimer librement, c’est de devenir un hologramme".

Malgré le fait que le contenu du texte de la loi ait été modifié par le parlement, la majorité estime que "depuis Franco, c'est le pire évènement pour la démocratie espagnole".

Le texte de loi définit 31 types d’infractions « graves », passibles de jusqu‘à 30 000 euros d’amende comme, par exemple, la violation de l'ordre public au cours d'évènements sportifs, politiques, culturels, religieux, ou bien le fait de prendre une photo d'un agent de police.
En outre, les sept autres types d’infractions sont considérés comme "très graves". Ainsi, des manifestations illégales autour d’institutions publiques comme le Sénat ou le Congrès des députés pourront être passibles d'amendes allant jusqu'à 600 000 euros.

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Tags:
loi, démocratie, Euronews, Espagne
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