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    Le premier ministre grec Alexis Tsipras et le président russe Vladimir Poutine lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le 19 juin 2015.

    Сrise grecque: Washington redoute un regain d’influence russe en Europe

    © REUTERS / Mikhail Klimentyev/RIA Novosti/Kremlin
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    La crise financière en Grèce (237)
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    La Maison blanche est passée à côté de l'évènement majeur de ces dernières semaines – la crise grecque. Selon le Washington Times, le contexte actuel risque de renforcer l'influence de Moscou en Europe.

    Si Athènes se tourne vers Moscou suite à l'absence d'accord avec ses créanciers, la crise grecque risque de se transformer en problème de sécurité nationale pour les Etats-Unis, rapporte le quotidien américain Washington Times.

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    © AFP 2019 Joel Saget
    Washington, qui ne prend pas une part active au règlement de la situation en Grèce, oublie un détail important: si l'UE échoue à imposer son scénario à Athènes, la Russie pourrait renforcer son influence dans la région. En outre, la confiance des Européens envers l'UE et l'Otan sera écornée.

    "La Maison Blanche se concentre sur la résolution de tâches moins importantes. L'administration s'occupe des problèmes de Cuba, du changement climatique. Ils font de leur mieux pour que l'accord avec l'Iran soit possible", a fait savoir Henry Nau, qui fut membre du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis sous le président Reagan.

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    © AP Photo / Petros Giannakouris
    Selon lui, Washington devrait agir de façon plus opérationnelle concernant la crise grecque, car la Russie pourrait utiliser tout atermoiement des pays occidentaux en sa faveur en renforçant ses relations avec la Grèce, Etat membre de l'Otan.

    "En attribuant une aide financière à Athènes, Moscou pourrait obtenir un accès aux précieux ports de la Méditerranée. En outre, la Russie pourrait acquérir un nouvel allié capable de bloquer toute action antirusse entreprise par l'Otan, car les décisions de l'alliance militaire doivent être adoptées à l'unanimité", a expliqué Luke Coffey, analyste du cabinet de lobbying The Heritage Foundation.

    Dimanche 5 juillet, un référendum d'ores et déjà qualifié d'historique s'est tenu en Grèce. 61% des électeurs ont dit "non" à l'ultimatum de la Troïka (UE, FMI, BCE) sur la poursuite du financement en échange de réformes. L'avenir est désormais flou, et l'on ignore quelles seront les conséquences de cet événement pour Athènes, l'UE et le monde entier.

     

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    Tags:
    crise grecque, créanciers, intérêts nationaux, crise économique, crise financière, référendum, sécurité, OTAN, Union européenne (UE), Washington, Moscou, Europe, Grèce, États-Unis, Russie
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