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Les créanciers ont infligé à la Grèce des mesures beaucoup plus lourdes que celles contre lesquelles les Grecs avaient voté lors du référendum. Cela a provoqué un important mécontentement dans la société. Le hashtag #ThisIsACoup est devenu l’un des plus populaires sur Twitter.

Selon l'économiste américain et éditorialiste au journal The New York Times, Paul Krugman, "la liste des demandes de l'Eurogroupe est de la folie. La popularité du hashtag #ThisIsACoup est tout à fait compréhensible car il s'agît d'un anéantissement total de la souveraineté de l'Etat sans aucune espoir d'améliorer la situation".

"Les semaines passées ont montré qu'être un Etat membre de la zone euro veut dire que les créanciers ont le droit de détruire votre économie si vous n'êtes pas obéissant", a-t-il estimé.

Les médias français sont d'accord avec l'économiste américain. "Aujourd'hui, la logique des créanciers prévaut. La tutelle et l'austérité renforcées que va subir Athènes valent mise en garde: cette Europe-là est sans pitié", rapporte Le Figaro.

"Il est beaucoup trop tôt" pour dire si "la Grèce est sauvée", en revanche "les leçons politiques de la gestion de la crise grecque sont déjà là", constate "Ouest-France".

Selon l'eurodéputé Dimitrios Papadimulis, les créanciers sont "un Taliban". "Le Taliban demande la destruction du pays", a-t-il déclaré sur sa page de Twitter.

Le hashtag # ThisIsACoup est devenu le second en terme de popularité dans le monde et le plus utilisé en Grèce et en Allemagne, selon l'édition grecque Naftemporiki.

Dans le viseur des internautes, l'Allemagne, et en particulier son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Sur les réseaux sociaux, dimanche 12 juillet, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un "coup d'Etat" mené contre la Grèce, après la publication des efforts demandés à Athènes par les ministres des Finances de la zone euro, selon France TV info.

Tandis que les internautes dénoncent un "coup d'Etat" de l'Allemagne contre la Grèce, les médias grecs attendent de sérieux changements dans le gouvernement du pays. Mercredi et jeudi, M. Tsipras doit se présenter devant le parlement grec pour convaincre les parlementaires de voter pour les mesures accordées par l'Eurogroupe. Là, il risque de se heurter à une révolte au sein de son propre parti Syriza. Si la majorité des parlementaires vote contre la politique d'austérité, cela serait une lourde épreuve pour le premier ministre. Selon les experts, si M. Tsipras perd une partie de ses supporteurs dans le parlement mercredi ou jeudi, il devra créer une nouvelle coalition ou quitter ses fonctions.

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Tags:
crise grecque, Union européenne (UE), Alexis Tsipras, Grèce
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