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    Chancelière allemande Angela Merkel

    L'Allemagne: "une force économique bienveillante"?

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    L'Allemagne est sensible à entretenir son image de "force économique bienveillante" sur la scène internationale. Si Angela Merkel souhaite garder sa domination sur l’Europe, elle doit apprendre à réagir calmement aux critiques, explique le magazine Time.

    Le désaccord entre l'Allemagne et d'autres pays européens sur la Grèce prouve que l'influence croissante de l'Allemagne provoque l'inquiétude de l'Europe. Dans le même temps, cela montre que Berlin ne se sent pas à l'aise quand il se trouve dans une situation où il doit utiliser cette influence comme "arme politique".

    La crise grecque est capable de faire vaciller la position de l'Allemagne sur la scène internationale, position qu'elle a cherchée à occuper depuis longtemps. En quelques décennies, le pays est arrivé à faire oublier son image d'Etat coupable des atrocités commises lors de la Deuxième guerre mondiale. L'Allemagne en a créé une autre, l'image d'une "force économique bienveillante" aux ambitions modérées. Mais actuellement, la situation en Grèce menace les objectifs de l'Allemagne, estime le Time.

    L'Europe et l'Allemagne elle-même accuse la chancelière Angela Merkel de traiter la Grèce comme une "belle-fille désobéissante" et non pas sur un pied d'égalité. Les accusations de ce genre se sont multipliées surtout après que les négociations entre la Grèce et l'Union européenne aient abouti à un accord au terme duquel Athènes a déclaré que le pouvoir grec n'avait accepté les propositions de la Troïka qu'à cause des menaces "d'asphyxie financière immédiate" de la part des créanciers et surtout de Berlin, déclare le Time.

    Même si, d'après le Time, la Grèce "ne veut pas devenir le principal fauteur de troubles dans le drame que vit le pays", il est inévitable qu'elle devra faire face à de lourdes accusations de la part d'hommes politiques, d'économistes, de médias et de la société civile.

    Récemment, le hashtag #ThisIsACoup est devenu le second en terme de popularité dans le monde et le plus utilisé en Grèce et en Allemagne, selon l'édition grecque Naftemporiki. Dans le viseur des internautes, l'Allemagne, et en particulier son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Sur les réseaux sociaux, dimanche 12 juillet, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un "coup d'Etat" mené contre la Grèce, après la publication des efforts demandés à Athènes par les ministres des Finances de la zone euro.

    Selon l'économiste américain et éditorialiste au journal The New York Times, Paul Krugman, "la liste des demandes de l'Eurogroupe est de la folie. La popularité du hashtag #ThisIsACoup est tout à fait compréhensible car il s'agît d'un anéantissement total de la souveraineté de l'Etat sans aucune espoir d'améliorer la situation".

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    Tags:
    crise grecque, Union européenne (UE), Angela Merkel, Grèce, Allemagne
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