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    Thierry Mariani en Crimée: "On ne se bat jamais contre l’histoire"

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    Un groupe de parlementaires français comprenant Thierry Mariani se rendra en Crimée cette semaine en dépit de l’avis du ministère français des Affaires étrangères. M.Mariani explique les raisons de sa visite dans une interview pour Sputnik.

    Première visite de représentants officiels européens depuis le rattachement de la Crimée à la Russie en mars 2014 suite à un référendum, la présence du groupe de parlementaires français en Crimée devrait ouvrir une nouvelle page dans le dialogue russo-européen sur cette question, a expliqué aux journalistes le chef de la commission de la Douma pour les affaires de la CEI, l'intégration eurasiatique et les relations avec les Russes de l'étranger, Leonid Sloutski.

    Le député Thierry Mariani, vice-président du Groupe d'amitié France-Russie de l'Assemblée nationale, ainsi qu'une dizaine de parlementaires, dont Nicolas Dhuicq, Jacques Myard, Yves Pozzo di Borgo, vice-président de la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, ainsi que l'un des représentants du parlement français au Conseil de l'Europe, partiront à la fin de la semaine pour la Crimée afin de rencontrer des responsables et des habitants de la péninsule. Huit participants de la délégation sont membres du parti Les Républicains, et il y aura aussi un représentant des centristes et de la gauche, ce qui est symbolique car le Front national était le seul parti à soutenir officiellement la position russe jusqu'à présent.

    Dans une interview pour Sputnik, Thierry Mariani met en évidence les raisons de sa visite en Crimée, la dernière remontant à 2002, quand le territoire était encore ukrainien. Il s'était alors occupé de la restauration du cimetière militaire français de Sébastopol.

    Le député explique "qu'une partie de l'information en France et dans les pays occidentaux est présentée d'une seule manière". Donc, le but premier de ce déplacement est de rencontrer les autorités de Crimée et ses habitants lors de visites à Yalta et à Sébastopol. La délégation rencontrera les autorités légales de Crimée et les représentants des minorités pour rétablir une certaine forme de vérité, car depuis plus d'un an, il y a un véritable embargo médiatique sur ce territoire.

    "Quels que soient les slogans politiques, quelles que soient les déclarations, on ne se bat jamais contre l'histoire. Et les réalités de l'histoire sont plus fortes que les prises de position politiques du moment. La Crimée est russe, historiquement, culturellement, démographiquement même si chacun sait qu'elle a été ukrainienne pendant" un peu plus d'une cinquantaine d'années, souligne M.Mariani.

    Le député est persuadé que si la Crimée ne s'était pas rattachée, comme le demandaient ses habitants, à la Russie, aujourd'hui, on aurait non seulement une guerre civile dans le Donbass, mais aussi en Crimée.

    Et de faire remarquer que ce n'est pas la position officielle de la France, "c'est la position de quelques parlementaires, c'est ma position personnelle, et celle d'une grande partie de l'opinion publique. L'histoire finit toujours par s'imposer".

    Selon le parlementaire, le Quai d'Orsay a été informé de cette visite et s'y est déclaré défavorable.

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    Léonid Sloutski, réunification, députés, adhésion, visite, référendum, sanctions, Douma d'État, Assemblée nationale française, Thierry Mariani, Crimée, France, Russie
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