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Il est difficile de comprendre ces politiciens aux Etats-Unis qui fustigent la Russie, "gangrénée par la corruption", alors que le système américain est en proie à des abus de pouvoir et à des conflits d'intérêt, relève Jerome Israel, ancien cadre supérieur de la NSA et du FBI.

Les politiciens américains feraient bien d'enlever la poutre de leur œil avant de dénoncer la corruption en Russie, écrit dans les pages du Baltimore Sun l'ancien cadre supérieur de la NSA et du FBI, Jerome Israel. 

La classe politique des Etats-Unis et de l'Union européenne est persuadée que la corruption est omniprésente en Russie. Sur fond de conflit en Ukraine, Washington et Bruxelles ont dirigé de nombreuses sanctions contre l'élite russe, les super-riches "oligarques" et les "riches amis de Vladimir" pour faire pression sur le président russe. 

John McCain affirme même que Vladimir Poutine ne dirige le pays que par "la corruption, la répression et la violence". Qui plus est, divers commentateurs de presse n'hésitent pas à qualifier de "voyou" le chef de l'Etat russe. 

Force est de reconnaître effectivement que les Russes sont trop familiers des pots de vin, comme une enveloppe remplie d'argent, mais aux Etats-Unis, nous nous spécialisons dans des pots de vin "soft" — prenez soin des familles des législateurs, et les législateurs prendront soin de vous.

Selon les médias, 78 membres du Congrès auraient des membres de leurs familles enregistrés comme lobbyistes par le gouvernement, et la valeur des contrats de lobbying de ces derniers serait estimée à 2 milliards de dollars.

"Notre système est en proie à des abus de pouvoir, à des conflits d'intérêt, à des contrats à fournisseur unique et à des préférences fiscales opaques", rappelle M.Israel.

Et d'ajouter que les politiciens américains étaient prompts à condamner la Russie, en préférant fermer les yeux sur la corruption dans leur propre pays.

"Beaucoup soulignent qu'au moins, des assassinats d'opposants ne sont pas commandés aux Etats-Unis et que les dissidents n'y sont pas jetés en prison. Pourtant, la corruption est difficile à combattre partout, que ce soit en Russie ou en Amérique", conclut M.Israël.

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Tags:
Jerome Israel, Vladimir Poutine, États-Unis, Russie
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