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La décision définitive concernant la participation de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye à la parade de la Victoire du 3 septembre à Pékin pourrait être prise d'ici fin de la semaine prochaine, a déclaré lundi le porte-parole présidentiel Min Kyung-wook lors d'un point de presse à Séoul.

Cette déclaration a été faite sur fond d'informations contradictoires concernant la participation de Mme Park aux festivités prévues à Pékin à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la victoire du peuple chinois sur l’envahisseur japonais.

Séoul a démenti dimanche les informations faisant état des pressions exercées par Washington sur la chef de l'Etat sud-coréen. Ce démenti a fait suite à la dépêche de l'agence d'information japonaise Kyodo Tsushin selon laquelle les Etats-Unis avaient appelé Park Geun-hye à ne pas se rendre à Pékin. D'après la Maison-Blanche, la présence de la présidente sud-coréenne au défilé militaire du 3 septembre "pourrait faire croire au monde entier que la Chine est parvenue à torpiller l'alliance entre les Etats-Unis et la Corée du Sud".

Pékin espère que la présidente sud-coréenne acceptera de prendre part à la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, a affirmé Jin Canrong, vice-doyen de l'Institut des relations internationales de l'Université populaire de Chine, dans une interview à l'agence Sputnik.

"Cependant, si elle refuse de se rendre à Pékin, rien de grave ne se produira. En organisant sa parade de la Victoire, la Chine veut rappeler qu'il faut construire l'avenir sans oublier le passé", a indiqué Jin Canrong.

Selon lui, "la Chine n'a pas l'intention de conserver un sentiment d’hostilité, mais cherche à montrer qu'il faut tenir compte des leçons de l'histoire pour être sûr de l'avenir".

"En outre, la Chine veut souligner que son territoire a accueilli les principales batailles de la guerre contre le fascisme en Orient, tout comme l'Union soviétique a opposé la principale riposte au fascisme en Europe. C'est la raison pour laquelle la Chine n'attache pas beaucoup d'importance à la présence de représentants étrangers à la parade de la Victoire. Si la dirigeante sud-coréenne accepte de se rendre à Pékin, nous saluerons, bien entendu, cette décision. Si elle refuse, ce sera tout aussi normal", a indiqué l'universitaire chinois.

D'après le quotidien chinois Global Times, au moins 50 dirigeants mondiaux ont été invités. Le président russe Vladimir Poutine a déjà confirmé sa participation. Pékin accueillera également le président mongol Tsakhiagiyn Elbegdorj, ainsi que les chefs des Etats membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS): le Kazakhstan, la Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.

Selon Global Times, les Etats-Unis n'ont pas encore cité la personne qui les représentera au défilé militaire du 3 septembre. Le quotidien estime que cette question est étudiée par Washington à travers le prisme de son alliance militaire avec Tokyo.

Le premier ministre japonais Shinzo Abe n'envisage pas de se rendre à Pékin.

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Tags:
70e anniversaire de la Victoire de 1945, Organisation de coopération de Shanghai (OCS), Tsakhiagiyn Elbegdorj, Vladimir Poutine, Shinzo Abe, Park Geun-hye, États-Unis, URSS, Pékin, Corée du Sud, Chine, Japon
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