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    Lieu du crash du Boeing malaisien en Ukraine

    MH17: les fuites dans l'enquête appelées à discréditer Moscou

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    Crash d'un Boeing malaisien en Ukraine (287)
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    Selon l'avocat canadien Christopher Black, l'Occident instrumentalise l'enquête sur la catastrophe du vol MH17 en Ukraine pour exercer des pressions sur la Russie.

    Les fuites dans l'enquête sur le crash du Boeing 777 malaisien en Ukraine en 2014 sont destinées à provoquer et discréditer les autorités russes, a déclaré vendredi à Sputnik l'avocat canadien Christopher Black.

    "Ils veulent l'utiliser comme un outil de propagande pour porter un coup à la Russie et discréditer le gouvernement russe. Ils continueront de leur faire et c'est la raison pour laquelle ils essaient de mettre en place ce tribunal (international chargé de traduire en justice les coupables du crash)", a indiqué M.Black.

    Le juriste s'est dit étonné par les tentatives de créer un tribunal international avant la publication du rapport final sur l'enquête, programmée pour octobre prochain. Selon lui, les déclarations sur l'implication de Moscou dans le crash sont "très dangereuses" et dénouées de tout fondement.

    La Russie a opposé le 29 juillet dernier son veto au projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu prévoyant l'institution d'un tribunal international sur le crash du Boeing 777 en Ukraine. Elle avait qualifié à maintes reprises l'idée de créer ce tribunal de contreproductive et inopportune et appelé à attendre la publication des résultats de l'enquête lancée par le Bureau néerlandais pour la sécurité (OVV).

    Selon un rapport d'enquête préliminaire rendu public en septembre 2014, la principale hypothèse des experts est celle de l'impact d'un missile lancé par un système sol-air Bouk. Le groupe russe Almaz-Anteï, producteur des Bouk, affirme que le Boeing a été abattu par un missile 9M38-M1 du système Bouk-M1 en dotation dans les forces armées ukrainiennes. Il est à noter que l'armée russe utilise une autre version des missiles Bouk (9M37), tandis que les missiles Bouk 9М38-M1 ne sont plus fabriqués en Russie depuis 1999.

    Un Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé le 17 juillet 2014 dans la région de Donetsk, en proie à des conflits entre les insurgés et l'armée ukrainienne. 298 personnes, dont 85 enfants, ont péri dans le crash. Les autorités de Kiev accusent les insurgés d'avoir abattu le Boeing malaisien. Ceux-ci affirment qu'ils ne disposaient pas de moyens techniques permettant d'abattre un avion volant à une telle altitude. 

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    propagande antirusse, enquête, Bouk-M1, Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), Christopher Black, Occident, Russie
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