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En mettant l’accent sur la crise et la chute du PIB en Russie, les politiciens et les économistes occidentaux cherchent à apaiser les citoyens de leur propres pays, qui perdent les bénéfices à cause des sanctions antirusses, déclare un portail tchèque Czech Free Press.

La Russie est un pays fort et riche en ressources. Le recul du PIB est un phénomène temporaire et lié au processus de réorganisation de l’économie du pays. Dire que c’est la preuve d’une crise économique est une simplification des économistes occidentaux, effrayés par le chaos boursier, estime Ladislav Kasuka, observateur de Czech Free Press.

Il est vrai qu’actuellement, la Russie exporte et produit moins qu’auparavant à cause des "sanctions occidentales absurdes" et du faible prix du pétrole, ce qui a provoqué la baisse du PIB. Mais cela ne signifie pas que l’économie russe soit en crise, souligne M. Kasuka.

Une situation similaire pourrait provoquer de graves problèmes économiques dans un petit pays dépendant en termes de ressources, qui devrait réduire les importations ou acheter à crédit, comme le font les Etats-Unis. Cependant, ce n’est pas le cas de la Russie, assure l’observateur.

La Russie survivrait aux pires turbulences, même si "le rêve irréel d’Obama se réalisait" et que le pays se trouvait  dans un isolement économique absolu. M. Kasuka rappelle la situation économique précédant la Seconde Guerre mondiale, quand l’URSS a réussi d’atteindre la croissance la plus importante dans l’histoire de l’humanité – 15-30% par an.

La Russie est un pays qui a tout: de grandes ressources naturelles, des champs, des fleuves, des forêts, des mers, la taïga, du pétrole, du charbon, tous les métaux rares et répandus. Cependant, la richesse la plus précieuse russe est le peuple qui s’unit et rassemble ses forces face à la menace pour surmonter les dangers venus de l’extérieur.

M. Kasuka est convaincu que la baisse du PIB de 5% n’enfonce pas la Russie dans la crise, en dépit des proclamations de la presse occidentale. Ces données s’expliquent par la réorganisation de l’économie russe qui oriente son marché extérieur vers l’Asie et cherche de nouveaux objectifs à l’intérieur du pays.

Si la presse occidentale voulait parler de la crise, il serait plus adapté de remarquer que la dette extérieure américaine atteint 150% du PIB. Tandis que la dette extérieure russe n’est que 16% du PIB, précise Czech Free Press.

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Tags:
PIB, crise économique, Russie
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