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Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, les dirigeants de la France et de l'Allemagne renonceront progressivement à aider Kiev pour s'entendre en secret avec Moscou.

Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung accuse les dirigeants occidentaux d'être prêts à soutenir Moscou dans le conflit qui ravage actuellement l'est de l'Ukraine.

Dans son article "Le cauchemar des politiciens ukrainiens", le journaliste Konrad Schuller rappelle qu'il y a un mois, Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus par téléphone avec le président de la Rada suprême (parlement ukrainien) Vladimir Grossman et lui ont demandé d'apporter au projet de réforme constitutionnelle des dispositions profitant à la Russie.

John Kerry et Sergueï Lavrov échangeant une poignée de main à Sotchi
Ministère russe des Affaires étrangères
"Le cauchemar des politiciens ukrainiens se présente à peu près comme suit: l'Occident, usé par des crises, des guerres et des afflux de migrants, décide de se débarrasser d'au moins un foyer de danger et s'entend en sous-main avec Moscou. Il accepte de réduire progressivement son soutien à l'Ukraine et de reconnaître implicitement l'hégémonie de la Russie sur les territoires qu'elle revendique", écrit Konrad Schuller. En échange, le président Vladimir Poutine doit prêter son concours dans d'autres régions: la Syrie, l'Iran, la Corée du Nord.

Mieux, affirme le journaliste, outre François Hollande et Angela Merkel, la nécessité d'amender la constitution ukrainienne a été reconnue par la sous-secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland. Cette dernière estime notamment que ces amendements aideraient à "trouver une solution au conflit dans le Donbass".

Ces positions des dirigeants occidentaux ont provoqué l'ire de la vice-présidente de la Rada suprême, Oksana Syroïd, qui a accusé Angela Merkel et François Hollande d'avoir poussé M. Grossman à proposer des amendements "servant uniquement les intérêts de la Russie".

L'avis de Mme Syroïd est partagé par de nombreux représentants du camp pro-occidental en Ukraine", ce qui engendre le risque d'une scission au sein des partisans du choix européen de Kiev, conclut Konrad Schuller.

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Tags:
Constitution, amendements, Victoria Nuland, François Hollande, Angela Merkel, Allemagne, France, États-Unis, Russie, Ukraine
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