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Le président américain Barack Obama a présenté ses excuses au Japon, non pour l'espionnage des hommes politiques japonais, mais pour les ennuis causés par le scandale des écoutes téléphoniques.

Barack Obama a eu mercredi matin une conversation téléphonique avec le premier ministre japonais, Shinzo Abe, afin de s'excuser auprès du Japon, a précisé le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

"Le président Obama a dit qu'il était extrêmement désolé (…) car cette affaire a déclenché un grand débat au Japon", a déclaré M. Suga au cours de son point de presse quotidien, sans confirmer les allégations d'espionnage.

Selon le porte-parole du gouvernement japonais, le premier ministre Abe a dit que si l'espionnage a eu lieu, "cela risquerait de compromettre les relations de confiance entre alliés".

Le 31 juillet, l'association WikiLeaks a fait savoir que la NSA avait espionné le chef du gouvernement et les principaux groupes industriels japonais. Selon l'article Target Tokyo mis en ligne sur le site de WikiLeaks, le renseignement américain a surveillé des entreprises, de hauts responsables politiques et des fonctionnaires ministériels tout au moins de septembre 2006 à septembre 2007 lorsque le poste de premier ministre était occupé par Shinzo Abe.

Selon le service de presse de WikiLeaks, "le fait que les informations ont été recueillies dans différents ministères et départements du Japon montre la profondeur de l'espionnage effectué par les Etats-Unis contre le gouvernement du pays".

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Tags:
espionnage gouvernemental, WikiLeaks, Agence nationale de sécurité américaine (NSA), Yoshihide Suga, Shinzo Abe, Barack Obama, États-Unis, Japon
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