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Si l’UE n’accélère pas son élargissement, le prix à payer pourrait être lourd car les Balkans se tournent vers l’est, selon le ministre kosovar de l’Intégration européenne Bekim Collaku.

D'un point de vue stratégique, l'UE doit accélérer son processus d'élargissement, écrit The Economist.

L'une des raisons pour l'Union européenne de se presser est le fait que les Balkans sympathisent de plus en plus avec la Russie, a déclaré au journal Bekim Collaku, ministre kosovar de l'Intégration européenne.

Bien que l'élargissement de l'UE suscite un certain mécontentement de la part des pays membres, tout retard aurait un « prix trop élevé ».

Depuis la fin de la Guerre des Balkans de 1999, l'adhésion à l'UE reste brûlante dans cette région. L'Albanie, la Bosnie et Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro et la Serbie se sont arrêtés à différents stades sur le chemin vers l'UE.

Qui plus est, ces derniers temps, les pays balkaniques reçoivent des instructions depuis Berlin, et non plus depuis Bruxelles, note le journal. Un diplomate anonyme a confié que la Commission européenne ne faisait rien dans les Balkans sans avoir reçu l'aval de Berlin. Cette tendance est devenue particulièrement notable après la visite d'Angela Merkel en Albanie, en Bosnie et en Serbie en juillet dernier. Un mois plus tard, une série d'accords relatifs aux problèmes de la région ont été adoptés. Le Kosovo et la Serbie ont notamment signé, non sans l'aide de l'UE, plusieurs accords débattus pendant de longues années.

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Tags:
Union européenne (UE), Balkans
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